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Quatre-vingts lésions constatées sur le corps du petit Wassim: le père sur le banc des accusés

Les enquêteurs qui sont intervenus après le décès du petit Wassim ont été entendus ce lundi par la cour d’assises du Luxembourg. Le corps de l’enfant de trois ans présentait pas moins de 80 lésions, ont-ils rapporté.

La cour d’assises du Luxembourg à Arlon. © BELGA

Aassises du Luxembourg

Les enquêteurs qui sont intervenus après le décès du petit Wassim ont été entendus ce lundi par la cour d’assises du Luxembourg. Le corps de l’enfant de trois ans présentait pas moins de 80 lésions, ont-ils rapporté.

MB

Source: BELGA

28 septembre 2026, 20:04

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À la suite d’un coup de fil parvenu à la police après le décès de l’enfant, faisant état de suspicions de maltraitance, différents devoirs d’enquête ont été menés.
Le scanner et l’autopsie réalisés sur le corps de la victime suggèrent l’intervention d’un tiers. Des ecchymoses résultant de coups portés avec un objet contondant ou de contacts avec une surface plane ont été découvertes sur tout le corps de l’enfant. Au total, ce ne sont pas moins de 80 lésions qui ont été découvertes sur la dépouille. Des blessures qui datent de maximum 48 heures avant le décès.

Plusieurs témoins, notamment des voisins, ont été entendus par les services de police. Parmi eux, le voisin qui a appelé les secours le 25 novembre 2023. Des voisins qui ont participé aux manœuvres de réanimation de l’enfant ont également été entendus.

Un père erratique

Il ressort des témoignages que le comportement du père de famille avait beaucoup évolué à la suite du décès de la maman de Wassim.

Après le décès de celle qui avait été son épouse, Mohammed Taoussi aurait pris conscience qu’il devait désormais s’occuper seul de l’enfant et ainsi renoncer à sa carrière de karatéka.

Selon des témoins, le père se serait montré moins patient et de plus en plus exigeant avec son petit garçon, qui présentait des troubles et potentiellement de l’autisme. L’enfant poussait des cris et ne parlait pas. Certains témoins ont d’ailleurs fait état de cris, ou encore de coups portés à l’encontre du petit Wassim.
Parmi les autres devoirs d’enquête réalisés, il y avait aussi une perquisition au domicile du père de famille.

“L’appartement était dans un état général précaire. Un grand frigo n’était pas branché, mais rempli de déchets. Il régnait aussi dans l’appartement une forte odeur de cannabis, l’accusé étant consommateur”, explique un enquêteur. D’autres enquêteurs ont procédé à l’inventaire des denrées alimentaires ainsi que des médicaments présents dans l’appartement.

Ils n’ont recensé que peu d’aliments frais. Dans les armoires, les policiers ont retrouvé du pain industriel, des biscuits, des chips, des œufs et du miel. La plupart de ces denrées étaient périmées. Au niveau des médicaments destinés au petit Wassim, ils n’en ont retrouvé que très peu.

“Son monde de gogols”

Selon les enquêteurs, l’enfant, que son père décrit comme étant malade depuis plus d’une semaine avant son décès, n’a pas été présenté à un médecin depuis le 19 septembre 2023, jour où un important abcès a été découvert sur le crâne de l’enfant.
C’est finalement le 25 novembre, vers midi, que le père de famille s’est rendu chez un voisin avec l’enfant inconscient dans les bras. Ce dernier a appelé les services de secours et une réanimation a été engagée. L’enfant n’a pas survécu et est finalement décédé le samedi 25 novembre, en milieu d’après-midi.

Le père a alors eu des réactions jugées suspectes, disant notamment à des proches: “Wassim n’est plus dans son monde de gogols” ou encore qu’il allait peut-être aller en prison et qu’il aurait besoin d’un bon avocat. Mohammed Taoussi a été placé sous mandat d’arrêt le 27 novembre 2023.

Mardi matin sera consacré, entre autres, aux auditions d’un expert en toxicologie et du médecin légiste.

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