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PSPP dénonce des «manœuvres» pour l’associer à Trump

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, affirme qu’il est « faux » d’avancer qu’il a organisé une rencontre avec des représentants du département d’État américain en mars dernier. À 48 heures de l...

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, affirme qu’il est « faux » d’avancer qu’il a organisé une rencontre avec des représentants du département d’État américain en mars dernier. À 48 heures de l’ouverture du vote, il déplore les « twists » et les « questions inquisitoires » des médias.

« C’est inexact d’affirmer que le Parti québécois a tenté de fixer une date pour une rencontre auprès du State Department des États-Unis. C’est faux », a souligné le candidat au poste de premier ministre, samedi matin.

En matinée, moins de deux jours avant le scrutin, The Gazette a rapporté que le parti souverainiste avait prévu une réunion avec le département d’État américain au début du mois de mars. « Nous comprenons que des représentants du Parti québécois ont demandé cette rencontre, mais qu’elle n’a pas eu lieu parce que le voyage a été annulé », a écrit une porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Ottawa au quotidien anglophone montréalais.

Samedi, Paul St-Pierre Plamondon a reconfirmé avoir prévu tenir des rencontres avec des Américains cette année, comme il l’avait d’ailleurs dit en janvier.

Il a également indiqué en avoir fait part à la consule générale des États-Unis au Québec, Anne Dudte, qui était de passage à l’Assemblée nationale, avant d’être forcé de remettre son voyage à plus tard en raison de la situation géopolitique et économique.

Comme diplomate, la consule est membre de l’administration américaine. Or, selon M. St-Pierre Plamondon, l’article de The Gazette crée une « petite twist » en rappelant ce fait.

« Il y a une manœuvre, aussi, que je veux nommer, d’essayer de me coller à l’administration Trump, alors que vous savez qu’il n’y a pas eu de rencontres, pas eu de démarche », a-t-il dit, en réponse à ce qu’il a appelé des « questions inquisitoires ».

« Vous ne trouverez pas de demande, de courriel ou d’appels téléphoniques spécifiques et concrets disant que nous voulions rencontrer le département d’État en mars », a-t-il répété. Mardi, il avait aussi affirmé n’avoir effectué « aucune tentative ».

Le chef péquiste s’étonne de continuer à se faire interroger sur ses liens avec les États-Unis. « On n’a jamais reproché à Christine Fréchette de parler à l’administration Trump », a-t-il affirmé samedi.

PSPP attaqué

Samedi, l’adversaire conservateur de « PSPP », Éric Duhaime, lui a reproché d’entretenir le doute. « Il va falloir qu’on sache qui dit la vérité, puis ça ne donne pas beaucoup confiance. Pour un gars qui a le slogan “confiance”, je trouve que ça ne donne pas confiance », a-t-il lancé.

« Il reste 48 heures pour avoir des éclaircissements là-dessus », a ajouté le chef libéral, Charles Milliard.

La semaine dernière, lui et M. St-Pierre Plamondon avaient eu un autre échange musclé sur la question de l’ingérence étrangère.

« Depuis un certain temps, [Paul St-Pierre Plamondon] nous dit que, quand il va à l’international, il fait plusieurs rencontres, parfois des rencontres secrètes. Alors, est-ce qu’il a rencontré des groupes particuliers aux États-Unis dans les dernières années ? » avait demandé M. Milliard devant les médias.

Quelques heures plus tard, le chef péquiste lui avait demandé de retirer ses propos. « Je n’ai jamais eu de rencontre politique aux États-Unis avec qui que ce soit ni jamais voyagé à l’étranger pour rencontrer secrètement des représentants de l’administration américaine », a-t-il écrit sur la plateforme X en accusant le chef libéral de « propager de la désinformation ».

Les interrogations du chef libéral s’expliquaient par le fait que lors d’un caucus, en janvier, « PSPP » avait défendu son droit de développer des liens dans le reste du Canada, en Europe et même aux États-Unis, où il entendait se rendre cette année. Or, en juin, le chef péquiste a indiqué à La Presse avoir « décidé de reporter la tournée après les élections ».