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« Protéger, adapter et accompagner » : les élus de Roquebrune-sur-Argens veulent faire évoluer le Plan local d’urbanisme

Les élus de la majorité, à Roquebrune-sur-Argens, ont exprimé leur souhait, lors du conseil municipal du mercredi 23 septembre 2026, d’engager une réflexion pour faire évoluer le PLU, selon trois orientations : « protéger, adapter et accompagner ».

Pas de véritable coup de tonnerre, le 23 septembre 2026, dans la salle du conseil municipal. Pour cette rentrée des élus roquebrunois, les débats sont restés mesurés, les échanges courtois et les désaccords, lorsqu’ils se sont exprimés, n’ont pas vraiment franchi le stade de la discussion.

Une séance plutôt tranquille, donc, jusqu’à ce qu’une délibération vienne rappeler que, derrière le calme apparent d’un conseil municipal, se jouent parfois des évolutions appelées à engager la commune pour plusieurs années.

Cette fois, c’est le Plan local d’urbanisme (PLU) qui se trouve au cœur des réflexions.

Adopté en 2022 et déjà modifié en 2024, le document qui fixe les grandes règles d’aménagement de la commune pourrait connaître une nouvelle évolution. Les élus ont donné, avant-hier, le coup d’envoi d’une réflexion dont les contours doivent désormais être précisés.

« Cette délibération est une simple délibération d’annonce, prévenait, en préambule, Caroline Demonein, adjointe au maire déléguée à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire. Celle-ci répond à l’évolution du territoire, aux besoin des habitants, aux projets portés par la commune ainsi qu’aux évolutions legislatives et réglementaires. »

Trois mots résument, pour la majorité municipale, la philosophie qui doit guider ce travail : « protéger, adapter et accompagner ».

« Répondre aux réalités »

Trois orientations qui dessinent déjà les principaux sujets appelés à revenir sur la table dans les prochains mois, de la préservation des espaces agricoles et naturels à la prise en compte des risques, en passant par l’évolution des quartiers et l’accompagnement des futurs projets de la commune. « Ceci afin de mieux répondre aux réalités de notre territoire, tout en préservant notre cadre de vie », martèle l’élue.

Le dossier ne prendra toutefois véritablement corps qu’au fil des prochaines étapes. Un nouveau rendez-vous est notamment attendu en décembre, lorsque le conseil municipal devra préciser la manière dont les travaux préparatoires à cette révision seront conduits et les modalités qui l’encadreront.

« La procédure retenue pour permettre cette évolution, ainsi que ses modalités de mise en œuvre, seront arrêtées ultérieurement, conformément aux dispositions du code de l’urbanisme », conclut Caroline Demonein.

« Les élus de l’opposition seront-ils associés à ces travaux préparatoires, et en quoi consistent-ils ? », a demandé Christian Meyer, du groupe d’opposition ‘‘Un nouvel élan pour Roquebrune’’.

Anticipant des délibérations ultérieures (lire ci-après), le maire Jean Cayron lui répond que « l’on va évoquer des commissions extra-municipales, notamment pour l’urbanisme, et donc ce seront des élus de la majorité accompagnés de sachants, et de citoyens hors conseil municipal qui vont travailler sur ce sujet ».

« Pas un nouveau PLU, ni même une révision »

« Toutefois, tempère Caroline Demonein, nous pourrons trouver une façon de vous faire participer, par exemple par l’intermédiaire de remarques ou avis par écrit [...]. Hors commission, vous pourriez bien sûr être consultés ».

À une question des élus d’opposition, qui s’inquiétaient d’un nouveau changement de PLU, l’adjointe à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire a précisé qu’« il ne s’agissait pas d’un nouveau Plan local d’urbanisme, ni même une révision. Juste une simplification. C’est à mettre en œuvre encore dans les prochains mois [...] »

« Il y a une attente des administrés », estime le maire Jean Cayron.
« Il y a une attente des administrés », estime le maire Jean Cayron.
N. P.

« Il y a une attente des administrés et des besoins de conformité », a conclu le maire.

À suivre.

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Création de commissions extra-municipales

La commune souhaite renforcer la participation citoyenne en associant davantage les habitants aux réflexions municipales.

Deux commissions extra-municipales seront ainsi créées pour la durée du mandat.

La première, consacrée à la sécurité, permettra d’échanger autour des risques majeurs, de la sûreté, de la sécurité routière, des obligations légales de débroussaillement et du Pidaf (1).

La seconde, dédiée à l’urbanisme et aux sites, portera sur les questions d’aménagement du territoire.

Chacune réunira 4 élus et 7 à 10 techniciens ou représentants de la société civile, désignés par le maire, qui en nommera également le président.

1. Plan intercommunal de débroussaillement et d’aménagement forestier.