Propos racistes tenus par un policier municipal de Carcassonne : le parquet “met en œuvre” la suspension des mis en cause
La procureure de Carcassonne, Géraldine Labialle, a pris la parole ce mercredi 9 septembre sur l’enquête préliminaire ouverte par le parquet concernant les propos racistes tenus par le policier municipal, C.R., proche du maire RN Christophe Barthès, et membre, jusqu’à ce que l’affaire éclate, du service d’ordre du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
La procureure de Carcassonne, Géraldine Labialle, a pris la parole ce mercredi 9 septembre sur l’enquête préliminaire ouverte par le parquet concernant les propos racistes tenus par le policier municipal, C.R., proche du maire RN Christophe Barthès, et membre, jusqu’à ce que l’affaire éclate, du service d’ordre du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Carcassonne en janvier 2026 suite à la connaissance de la vidéo et des contenus racistes proférés par des policiers municipaux en service lors d’une patrouille, la procureure de la République, Géraldine Labialle, a communiqué sur ce dossier ce mercredi 9 septembre.
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"Le 31 décembre 2025, le chef de patrouille de la police municipale de Carcassonne déposait plainte auprès de la gendarmerie de Trèbes du chef d’atteinte à l’intimité de la vie privée exposant que du fait de la mauvaise manipulation d’une caméra piéton, avaient été captés à son insu le 5 novembre 2025 des propos tenus dans le véhicule de dotation à bord duquel il se trouvait accompagné de trois de ses collègues. Il ajoutait que cet enregistrement avait été porté à la connaissance de sa hiérarchie le 8 novembre 2025 par certains de ses collègues qui l’avaient découvert en cherchant à vider la mémoire pleine de la caméra. Le parquet ouvrait le jour même une enquête de ce chef confiée à la gendarmerie de Trèbes avec l’appui de la Brigade de recherche de Carcassonne" précise la représentante du parquet.
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Non-respect des conditions d’honorabilité attachées à leurs missions
Parmi les investigations menées, "l’exploitation de la bande-son se révélait complexe" annonce la procureure. "Elle mettait cependant en exergue des faits nouveaux susceptibles de revêtir la qualification de diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre", ajoute-t-elle.
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"Cette enquête est toujours en cours. Des témoins restent à entendre et des victimes doivent encore être identifiées. Une enquête administrative était par ailleurs déclenchée par la mairie de Carcassonne le 23 décembre 2025, sous l’égide du maire en fonction au moment des faits [NDLR : Gérard Larrat]. À ce jour, les conclusions de cette enquête ne nous sont toujours pas parvenues. Au regard de la nature des faits ainsi révélés, manifestement incompatibles avec l’exercice des fonctions de policier municipal, le parquet de Carcassonne met en œuvre les dispositions des articles L. 511-2 et R. 511-2 du code de la sécurité intérieure permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d’honorabilité attachées à leurs missions", conclut la procureure.