Projet d’autoroute A412: des centaines de manifestants rassemblés en Haute-Savoie
Les travaux de l'A412 dans un bois situé sur la commune d'Allinges, en Haute-Savoie, le jeudi 17 septembre 2026. - BENOIT PAVAN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFPEnviron mille personnes se sont mobilisées samedi...

Les travaux de l'A412 dans un bois situé sur la commune d'Allinges, en Haute-Savoie, le jeudi 17 septembre 2026. - BENOIT PAVAN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Environ mille personnes se sont mobilisées samedi pour protester contre le projet autoroutier de l'A412, entre les communes de Machilly et Thonon-les-Bains.
Près de 1.000 personnes ont manifesté, samedi 26 septembre, pour le climat et contre le projet autoroutier de l'A412, destiné à désenclaver la rive sud du lac Léman selon ses promoteurs, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Et si on prenait une autre voie", "Oui à la vie, non à l'A412", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les opposants réunis dans une ambiance familiale, au bord du lac de Machilly (Haute-Savoie), contre le projet autoroutier entre cette commune et Thonon-les-Bains.
Cette liaison d'environ 16 kilomètres doit permettre de desservir le territoire situé au sud de Thonon-les-Bains, depuis l'agglomération d'Annemasse-Genève et l'autoroute A40.
"C'est une aberration"
La nouvelle liaison est également contestée sur le terrain judiciaire, avec deux recours lancés par des associations et des riverains, dont une demandant en référé (procédure accélérée) la suspension du chantier. Le tribunal entendra les parties à ce sujet le 14 octobre.
Les opposants dénoncent en particulier le non-respect des réglementations environnementales, ce que conteste l'Amedea, filiale du groupe Eiffage chargée du projet. L'autoroute à péage a été déclarée d'utilité publique en décembre 2019.
"C'est une aberration. Il y aura beaucoup d'artificialisation, avec 180 hectares d'emprise, et ça veut dire qu'on aura plus de voitures: les bouchons vont se recréer aux entrées et sorties de l'autoroute", a déclaré à l'AFP Frédéric Greffet, président de l'Association citoyenne pour une alternative au projet Routier (ACPAT).
"Et par ailleurs, on manque de transports en commun", a-t-il ajouté, évaluant à "près de 1.000" le nombre de manifestants.
Ces derniers marchaient également dans le cadre des dizaines de mobilisations annoncées en France pour le climat, dans le sillage d'un été record en matière de chaleur et d'incendies. Les organisateurs réclament un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation, ainsi que des mesures fiscales.
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