“Les joueurs ne vont pas découvrir le niveau professionnel”, à Nice un développement durable pour horizon
Saga Nice (1/5) Passées quelques semaines d’agitation ayant remis un temps en question sa place en Pro D2, Nissa Rugby entend poursuivre sa progression et continuer à bâtir en dépit de son manque d’infrastructures.
Saga Nice (1/5) Passées quelques semaines d’agitation ayant remis un temps en question sa place en Pro D2, Nissa Rugby entend poursuivre sa progression et continuer à bâtir en dépit de son manque d’infrastructures.
L’an II du Nissa Rugby aura finalement bien lieu. Au terme de plusieurs semaines de turbulences, la commission d’appel a acté, le 7 août dernier, le retour en eaux calmes du club azuréen et son maintien en Pro D2 levé de toutes sanctions. De quoi redonner l’espoir et le sourire à toutes personnes attachées au rugby niçois. À commencer par les salariés, joueurs en première ligne. Sans oublier les multiples bénévoles et supporters encore marqués par les disparitions du RRCN au début des années 2000 puis du RNCAUR une décennie plus tard, et ces longues saisons passées à rebâtir. Comme si une malédiction planait au-dessus de la Baie des Anges. Cette fois le dénouement a donc été heureux. Reste désormais au club à poursuivre sa progression et à assurer sa pérennité. Avec dans l’immédiat, sans s’interdire de rêver plus grand, un objectif bien défini : le maintien. "Nice continue sa construction dans le rugby professionnel, indique Jean-Baptiste Aldigé, de retour à la présidence après sa démission fin juillet. Il ne faut pas oublier que la Ligue a 25 ans d’histoire et que ce n’est que la seconde fois que Nice participe à ses compétitions. Nous souhaitons désormais nous stabiliser et pour ça, les infrastructures doivent suivre. On espère qu’après avoir gagné notre place en Pro D2 sur le terrain nous gagnerons le droit d’avoir des structures dignes du rugby pro dans les mois à venir. C’est la deuxième étape de la fusée. Aucun club ne peut exister sans. Cela doit permettre au budget d’être bâti autour d’une économie réelle sans avoir recours aux actionnaires et collectivités."
Un besoin d’infrastructures
En attendant, niveau sportif, afin de ne pas revivre comme lors de son dernier passage l’ascenseur si souvent connu par les promus, Nissa Rugby s’est donné les moyens de rivaliser avec les exigences de cette nouvelle division. Gardant tout d’abord près de 70 % de son effectif sans le moindre départ non consenti, preuve de stabilité. Et réalisant un mercato de haute volée pour enrichir le groupe tant en qualité qu’en quantité avec 19 recrues au total, entre éléments d’expérience et hauts potentiels. "Le rugby c’est comme le vin. C’est un assemblage et il faut différents cépages en fonction des possibilités. Cela ne se fait pas en deux semaines. Ce travail a été entrepris depuis maintenant notre première année en Pro D2. C’est là que nous avons commencé à constituer une équipe capable de remonter dans cette division et de s’y maintenir tout en la consolidant. Contrairement à ce qu’il s’était passé il y a deux ans, les joueurs cette fois-ci ne vont pas découvrir le niveau professionnel." Et au total un nombre de contrats pro conséquent (44 au total) pour faire face à une réalité sur laquelle l’entité rouge et noir doit encore progresser pour bâtir un modèle durable : la formation. D’où le développement, en parallèle, d’une filière avec le Canada afin d’accueillir des jeunes talents du pays. "Sur certains postes notre centre de formation n’est pas en position de nous fournir la profondeur d’effectif que le Pro D2 demande, explique le directeur sportif Matthew Clarkin. Il y a des éléments en devenir mais pas encore opérationnels. Nous avons donc essayé d’avoir un nombre suffisant de contrats pro pour tenir la saison et combler ce manque car mine de rien l’année dernière les clubs ont utilisé entre 49 et 55 joueurs". "Notre centre a été agréé et est aujourd’hui bien doté en nombre et en qualité, poursuit le président. On espère, d’ici deux ou trois ans, que le plan de succession va se mettre en place comme cela a marché pour Léo Chauvin ou Hugo Sarrasin. Et il y a là aussi besoin d’infrastructures pour avoir des conditions d’entraînement autres qu’un club de Fédérale 3." Une problématique qui reste, on l’a bien compris, la principale épine dans l’aile de l’aigle nissart et dont on espère à terme qu’elle ne nuise pas à son envol.
La fiche de Nice
Président de la SASP : Jean-Baptiste Aldigé
Président du Conseil d’Administration : Jean-Baptiste Aldigé
Communication / presse : Gaspard Morch
Stadium manager : Arthur Simon
Président de l’Association : Patrice Prévot
Budget de la SASP : 10,5 millions
Principaux partenaires : Gavekal, ADIM Côte d’Azur, Ville de Nice, Département Alpes-Maritimes
Equipementier : Macron
Contrats professionnels : 44
Contrats espoirs : 7
Stagiaires centre de formation : 20
Directeur sportif : Matthew Clarkin
Manager : Gareth Baber
Entraîneurs : Emiliano Bergamaschi, Barry Maddocks, Jamie Cudmore, Guillaume Cazanave, Tom Murday
Préparateurs physiques : Alexandre Vie, Baptiste Bouquet, Luca Tato
Assistants vidéo : Hugo Bouzinhac, Valentin Cambriel
Team manager : Martin Jagr
Intendants : Jean-Paul Bovis, Enzo Giacomini, Michel Cassinelli
Responsable sportif centre de formation : Guillaume Cazanave
Entraîneurs des espoirs : Guillaume Cazanave, Tom Murday, Stéphane Nicouleau, Théo Buge
Médecin : Nicolas Ciais, Victor Roubaut
Kinés : Nicolas Ravel