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Prix des carburants, attaque russe, sécurité nationale, dissolution, présidentielles 2027… Ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron ce jeudi soir

« C’est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c’est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, pas nous engage...

« C’est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c’est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, pas nous engager dans quelque conflit mais protéger ce site » ;

« On verra l’évolution et selon les besoins. On en a dans la région. Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là, chaque jour plus de 5 millions de barils », a-t-il ajouté.

« Dès qu’on détend un de ces endroits, l’impact, il est immédiat sur le prix à la pompe. En deux jours, vous le voyez à la pompe », a ajouté le chef de l’État.

Menace russe

Une nouvelle mobilisation russe de 300.000 hommes pour sa guerre contre l’Ukraine « est un scénario qui nous paraît crédible », a déclaré Emmanuel Macron. « En effet, le scénario crédible aujourd’hui, qui est souvent partagé, est autour de 300.000 hommes ».

« Le signal qu’est en train d’envoyer aujourd’hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass ». « La Russie a dit en février 2022 + on lance une opération spéciale. En trois semaines, on aura pris l’Ukraine +. On est aujourd’hui plus de quatre ans et demi plus tard, ce n’est pas le cas. Les Ukrainiens ont réussi à faire une contre-offensive remarquable et depuis l’automne 2022 donc, ça fait maintenant quatre ans, le front est quasiment stabilisé », a souligné le chef de l’État.

Dissolution de l’Assemblée nationale

« Cela ne serait pas bon pour le pays » : Emmanuel Macron a écarté une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, une hypothèse qui circulait ces derniers jours, en appelant « les forces politiques » à « l’esprit de responsabilité » avant l’examen des textes budgétaires.

« Je pense que ce serait mauvais aujourd’hui de faire une dissolution parce qu’aujourd’hui, nous sommes à huit mois d’une présidentielle. Et donc, si on faisait une dissolution aujourd’hui, on ajouterait à la guerre, aux problèmes de pouvoir d’achat et à un budget à passer, l’instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente, de la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire une majorité. Donc ce n’est pas souhaitable ».

Prix des carburants

Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’excluait pas de baisser les taxes sur les carburants si l’envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant qu’il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques.

« Je pense qu’en fonction de l’évolution, il ne faut rien exclure », tout en jugeant qu’une baisse des taxes n’était « pas la décision la plus vertueuse » car celles-ci « servent à financer les dépenses de l’État ».

« Notre intérêt, c’est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes », a-t-il ajouté, estimant par ailleurs que l’interdiction des exportations de gazole américain, comme s’y est dit favorable Donald Trump, serait une « mauvaise » décision, « pas simplement pour le reste du monde, pour l’économie américaine aussi ».

Le quoi qu’il en coûte

Emmanuel Macron a également assuré « ne pas regretter du tout » le « quoi qu’il en coûte », à savoir les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid-19 qui ont alourdi la dette de la France, réduisant aujourd’hui ses marges de manœuvre budgétaires.

Le chef de l’Était a affirmé que les dépenses des « dix dernières années » se décomposaient en « un tiers pour protéger les Français des crises », « un tiers pour préparer la France à l’avenir », et « un tiers parce qu’on n’a pas assez réformé le modèle social ». « Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier », a-t-il dit.