Prévention d’inondations monstres près de Draguignan : les travaux d’envergure aux abords de la rivière La Florièye démarrent
À la suite des effroyables inondations de juin 2010 qui ont causé la mort de 27 personnes, des actions de prévention sont menées sur le fleuve côtier de l’Argens et ses affluents. Après une phase préparatoire, un gros chantier vient d’être lancé à Taradeau, sur la Florièye. Il doit durer 8 mois.
À Taradeau, la Florièye traverse le village du nord au sud. Cette rivière, affluent de l’Argens, affiche un débit jugé satisfaisant en cette période estivale, marquée par l’assec.
Depuis juillet, le paysage commence à changer. Sur près de 900 mètres, les berges sont en pleine transformation. Semi-remorques, tractopelles et camions-bennes se succèdent dans un ballet parfaitement orchestré, à proximité de la salle des fêtes. Quelques maisons, déjà touchées par les inondations par le passé, se trouvent toujours à proximité de la rivière.
Sur place, les équipes du Syndicat mixte de l’Argens (SMA), maître d’ouvrage par délégation, suivent l’avancée des travaux. Le nouveau président, Stéphane Iseppi, était présent aux côtés du directeur général, Pierre Godot, du directeur général adjoint, Benjamin Van Lunsen et de Quitterie Blanchard, du pôle Travaux et ouvrages.
Un lit de rivière repensé
S. CH. /Var-matin
L’objectif est clair : protéger les riverains face à une crue cinquantennale, c’est-à-dire qu’il y a un risque sur cinquante que ce genre de crue arrive dans l’année. Dans ce scénario, le débit du cours d’eau peut alors atteindre 160 m³ par seconde.
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Pour y parvenir, la rivière est reprofilée. Le lit sera élargi à certains endroits, une zone humide sera créée afin de servir de tampon entre le cours d’eau et le village, tandis que plusieurs berges seront renforcées grâce à des enrochements. Au total, près de 10 000 m³ de matériaux seront évacués.
Restaurer l’affluent tout en préservant la nature
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Un important volet environnemental accompagne le chantier avec la plantation d’espèces endémiques sur près d’un kilomètre. Les équipes restent également vigilantes face à une espèce invasive : l’ailante glanduleux. « Il faut surveiller cette espèce qui développe des racines profondes. En cas de crue, elles peuvent emporter une partie de la berge », expliquent les responsables.
L’enveloppe de l’opération dépasse 1,8 million d’euros. Les travaux doivent s’étaler sur huit mois. Si le calendrier est respecté, le nouveau visage de la Florièye sera pleinement visible en février 2027. Le financement est assuré par DPVA, l’État, la Région Sud, l’Agence de l’eau et la commune.
Un accès au hameau Saint-Joseph
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Ces aménagements s’inscrivent dans le vaste programme lancé après les dramatiques inondations de juin 2010, qui avaient coûté la vie à 27 personnes. Depuis, le SMA pilote de nombreuses actions destinées à réduire le risque d’inondation.
À Taradeau, les crues torrentielles avaient provoqué des dégâts considérables : un pont et une passerelle avaient été détruits, tandis que plusieurs habitations avaient été emportées. De nouveaux débordements avaient également causé des dommages en 2019.
Les travaux menés aujourd’hui ont été précédés d’une phase préparatoire de cinq mois, engagée l’été dernier, avec la sécurisation de la falaise située en amont. En contrebas de celle-ci, une nouvelle voie d’accès au hameau Saint-Joseph sera aménagée.