Présidentielle 2027 - Sondage : Marine Le Pen en léger recul pour la première fois, Jean-Luc Mélenchon toujours en tête de file pour la gauche
Toujours largement en tête des intentions de vote pour 2027, Marine Le Pen concède un léger recul d'après le dernier sondage Toluna Harris Interactive. Face à elle, le bloc central s'éparpille pendant que Jean-Luc Mélenchon sécurise sa position d'outsider à gauche.
l'essentiel Toujours largement en tête des intentions de vote pour 2027, Marine Le Pen concède un léger recul d'après le dernier sondage Toluna Harris Interactive. Face à elle, le bloc central s'éparpille pendant que Jean-Luc Mélenchon sécurise sa position d'outsider à gauche.
Derrière une Marine Le Pen largement en tête mais en léger recul, la course à la deuxième place du premier tour vire au casse-tête stratégique pour le bloc central et la gauche. La dernière enquête Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL – réalisée du 8 au 10 septembre auprès de 2 052 personnes – confirme la nette domination de la candidate du Rassemblement national au premier tour, tout en révélant une vulnérabilité inédite. Parallèlement, la bataille pour la qualification au second tour se résume à une équation mathématique stricte au centre et à droite, face à un Jean-Luc Mélenchon en position de force à gauche.
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Peu importent les visages qui lui sont opposés au centre ou au centre-gauche, Marine Le Pen trône en tête des intentions de vote. Créditée de 33 % à 36 % selon les cinq scénarios testés par l'institut de sondage, la cheffe de file des députés RN dispose d'un matelas confortable. Pour la première fois depuis des mois, la députée du Pas-de-Calais enregistre toutefois un léger recul de deux points par rapport à la fin août.
Cette érosion s'explique par deux facteurs concrets. D'une part, les frictions internes au RN autour de dossiers clés comme le port du voile, les retraites ou l'aide à l'Ukraine ont flouté son message. D'autre part, la poussée d'Éric Zemmour, stabilisé à 5 % des voix grâce à la prise de parole offensive de Sarah Knafo (Reconquête), grignote une frange de l'électorat radical. L'emprise de la candidate d'extrême droite reste néanmoins hégémonique, y compris dans les projections de second tour où elle l'emporterait dans toutes les configurations : face à Jean-Luc Mélenchon (67 %), Gabriel Attal (56 %) ou Édouard Philippe (55 %).
L'éparpillage du bloc central favorise les extrêmes
Au centre du jeu politique, la bataille de candidatures s'avère destructrice. Le sondage met en lumière une règle arithmétique simple : plus le bloc central se fragmente, plus la qualification au second tour lui échappe.
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Dans l'hypothèse d'une candidature simultanée d'Édouard Philippe (14 %), Gabriel Attal (8 %) et Raphaël Glucksmann (9 %), le centre s'effondre et offre sur un plateau le duel Le Pen-Mélenchon. Pour qu'Édouard Philippe parvienne à se hisser au second tour (atteignant 19 % des voix), il lui faut obtenir l'exclusivité du soutien macroniste (sans Gabriel Attal) et faire face à un François Hollande à gauche plutôt qu'à un Raphaël Glucksmann. De son côté, l'ex-Premier ministre Gabriel Attal réalise ses meilleurs scores (14 % à 15 %) lorsqu'il est le seul représentant de la majorité présidentielle, sans toutefois parvenir à distancer nettement Jean-Luc Mélenchon.
À gauche, le socle Mélenchon étouffe la concurrence
Du côté de la gauche, la dynamique d'union reste introuvable et le rapport de forces s'avère monolithique. Jean-Luc Mélenchon fait preuve d'une stabilité remarquable, oscillant entre 16 % et 17 % des intentions de vote quel que soit le contexte. Cette assise solide lui permet de se qualifier pour le second tour dans la majorité des scénarios.
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Malgré l'officialisation de sa candidature fin août, Raphaël Glucksmann ne parvient pas à créer de "moment" porteur. Le leader de Place publique plafonne entre 9 % et 12 % des voix, son score le plus élevé étant atteint en cas de duel face à Gabriel Attal au centre. Testé à la place de Glucksmann, François Hollande reste relégué à 7 %. Quant à Marine Tondelier (3 % à 4 %) et Fabien Roussel (2 % à 3 %), ils demeurent confinés à la marge.
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À droite, la situation n'est guère plus florissante pour Bruno Retailleau : coincé entre le centre d'Édouard Philippe et l'extrême droite, le candidat des Républicains oscille péniblement entre 7 % et 10 %.