Présidentielle 2027. Partir seuls ou derrière un autre ? Vers un vote des Écologistes du 10 au 13 décembre
Une motion sera discutée dimanche soir lors d'un conseil fédéral extraordinaire du parti, qui actera « le vote des adhérents par référendum » pour la stratégie présidentielle, si elle est adoptée. ...
Une motion sera discutée dimanche soir lors d'un conseil fédéral extraordinaire du parti, qui actera « le vote des adhérents par référendum » pour la stratégie présidentielle, si elle est adoptée.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 20:00 | mis à jour aujourd’hui à 20:12
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Les adhérents écologistes pourraient voter du 10 au 13 décembre pour décider enfin de la stratégie du parti pour la présidentielle, entre une candidature autonome ou le retrait derrière un autre candidat, selon une motion qui sera discutée dimanche soir lors d'un conseil fédéral extraordinaire. Le document qui sera soumis au vote de ce conseil réuni en visioconférence, prévoit que « Marine Tondelier, candidate des Écologistes à la présidentielle, continuera à porter et à incarner le projet et les priorités des Écologistes dans cette campagne électorale jusqu’au vote des adhérents », qui « déterminera la suite du processus ». Si cette motion est adoptée, « le vote des adhérents par référendum aura lieu du jeudi 10 décembre 9h00 au dimanche 13 décembre 9h00 ».
Mais le texte peut encore être amendé. Il fait l'objet de critiques de la part des opposants de Marine Tondelier, qui reprochent un calendrier précipité, une réunion en visio, moins propice aux échanges, et considérée par la direction comme « une chambre d'enregistrement », alors qu'un Conseil fédéral en présentiel était normalement prévu les 3 et 4 octobre. Certains opposants déplorent aussi que Marine Tondelier soit présentée comme candidate des Écologistes à la présidentielle, alors qu'elle a été désignée par les militants candidate à la primaire de la gauche et des Ecologistes, initiative qui a avorté en juin dernier, après la décision du Parti socialiste de participer à un processus restreint à l'espace social-démocrate.
Parmi les opposants de Marine Tondelier, certains, comme la députée Sandrine Rousseau, réclament que le parti s'aligne rapidement derrière le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui leur a tendu la main, tout en précisant qu'« après l'heure ce ne sera plus l'heure ». D'autres opposants, comme le sénateur Yannick Jadot, plaident pour se ranger derrière Raphaël Glucksmann. Enfin, certains militants réclament eux une candidature écologiste autonome, même si à ce stade, Marine Tondelier est créditée d'environ 5%.
Le document soumis au vote du Conseil fédéral prévoit que d'ici le vote de décembre une ou des équipes « de contact et de négociation » soient désignées, chargées de discuter voire négocier avec « l'ensemble des partis de gauche [...] pour explorer les possibilités d’accord [...] et aller le plus loin possible dans la construction d’un projet partagé ».