Présidentielle 2027. En meeting à Lyon, Gabriel Attal mise sur la jeunesse pour rester dans le match
Premier meeting régional à Lyon pour Gabriel Attal ce samedi. Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle saisit le moment de la contestation lycéenne pour se poser en défenseur de la jeunesse et propos...
Premier meeting régional à Lyon pour Gabriel Attal ce samedi. Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle saisit le moment de la contestation lycéenne pour se poser en défenseur de la jeunesse et proposer un pacte fait de droits et de devoirs.
D.M. -
Aujourd’hui à 20:25 | mis à jour aujourd’hui à 20:31
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Ambiance de supporters déchaînés à Lyon pour le meeting du candidat Attal. Pour coller à l’image de Lyon, ville de foot. Pour parler à la jeunesse surtout, même si les « moins jeunes » sont très représentés. L’ancien secrétaire d’État à la jeunesse et ancien ministre de l’Éducation nationale évoque la crise des lycées pour aborder un thème qui lui est cher, l’école, et tenter de remonter dans les sondages.
« Ne sous-estimons jamais notre jeunesse », commence celui qui est crédité de 7 à 12% chez les 18-24 ans. « Notre modèle sacrifie l’avenir au passé », tacle le prétendant à l’Élysée qui dit comprendre la colère de la jeunesse et fustige ceux qui font d’elle « de la chair à canon politique », en visant LFI. L’occasion de taper sur le RN, l’autre adversaire majeur. « Le RN qui ne trouve rien à dire pour condamner des propos antisémites, mais qui n’a pas de mots assez durs pour des jeunes qui veulent plus de professeurs ».
« Renouer avec la promesse républicaine de l’élévation »
L’heure est venue d’annoncer « un nouveau pacte pour la jeunesse fondé sur des droits et des devoirs et qui renoue avec la promesse républicaine de l’élévation ». Avec pour premier droit « celui d’une école qui marche ». Pas d’économies sur le million de jeunes scolarisés en moins dans les années à venir : « Moins d’élèves, ce sera plus de classes et plus de professeurs recrutés ». Et d’annoncer pour eux la plus forte hausse de rémunération, de 200 à 500 euros net pour les « milieux de carrière ».
Plusieurs personnalités autour de Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle en meeting à Lyon. Dont Jean Veil, fils de Simone Veil à qui le candidat a rendu hommage au moment de rappeler son attachement à l’Europe et aux « États-Unis d’Europe ». Photo EBRA/Le Progrès/Maxime Jegat
« Pas d’école qui marche sans élèves heureux. » S’il est président, Gabriel Attal fixe à cinq ans maximum le délai pour adapter tous les établissements scolaires au changement climatique. Il réfléchit aussi à une révolution du temps scolaire.
« Aucun droit, sans devoir »
Lui assume de « vouloir tout changer ». Opte pour une évolution de ParcourSup sans pression du contrôle continu, instaure un parcours d’orientation avec mentorat et tutorat, la fin des filières qui sont des voies de chômage. Mais aussi « des études supérieures plus courtes, plus professionnalisantes, plus en phase avec les métiers qui recrutent… », énumère celui qui veut « une nation d’ingénieurs, d’artisans, de soignants, d’agriculteurs... »
Mais « aucun droit, sans devoir », fixe le chantre du « Tu casses, tu répares ». Travailler est une exigence, tout comme le respect de l’autorité. Et parce que la jeunesse manque d’idéaux communs, Gabriel Attal souhaite que « l’Europe et les États-Unis d’Europe, soient cet objectif ». Appel est ainsi lancé pour trouver 150 volontaires de 16 à 25 ans tirés au sort pour venir challenger les propositions pour la jeunesse du candidat de 37 ans.
Le défenseur d’une coalition large des démocrates en France s’est détourné à Lyon de la rivalité avec Édouard Philippe au sein du bloc central. Pour mieux cibler le RN et LFI.