thejournalofsierraleonestudies.com

Présidentielle 2027. Attal plaide pour une « grande coalition » de la gauche sociale-démocrate à la droite

Le candidat Renaissance à la présidentielle, Gabriel Attal, plaide pour une « grande coalition » allant de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine en vue de 2027, quitte à passer par une primaire, ...

Le candidat Renaissance à la présidentielle, Gabriel Attal, plaide pour une « grande coalition » allant de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine en vue de 2027, quitte à passer par une primaire, dans un entretien publié samedi par Le Parisien.

Constatant que « personne », dans l'espace politique situé entre LFI et le RN, « n'est favori ou en situation de battre Marine Le Pen » au second tour à ce stade, l'ancien Premier ministre appelle à un « vrai et large rassemblement ». « La seule chose qui peut nous permettre de l'emporter, c'est une grande coalition rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine. Non pas contre mais pour une vision : l'Europe, la compétitivité de notre économie, les valeurs de la République et le progressisme », développe-t-il.

Une perche tendue aux socialistes

Gabriel Attal s'adresse plus précisément à un électorat allant « des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine ». « Je m'adresse à eux. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite, qui aimeraient un autre choix qu'un candidat qui n'aura aucune chance d'être au second tour », insiste-t-il, estimant qu'il faudra au bout du compte « un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large ».

Le candidat semble notamment tendre la main à gauche, après avoir « entendu des responsables socialistes défendre la capitalisation pour les retraites, la compétitivité ou la responsabilité budgétaire ». « Tant mieux ! Avec la défense de l'Europe et le soutien à l'Ukraine, ce sont des éléments qui peuvent nous rassembler. De mon côté aussi, j'ai évolué, notamment sur la méthode et le partage du pouvoir », fait-il valoir.

Lancé depuis quatre mois dans une campagne hyperactive, Gabriel Attal cherche encore à créer une dynamique qui lui permettrait de prendre l'ascendant dans un espace saturé de candidatures, où Édouard Philippe continue de le devancer selon les enquêtes d'opinion. « Personne ne plie le match. Personne n'est en situation ni de l'emporter, ni d'être assuré de figurer au deuxième tour », assure-t-il. Il répète d'ailleurs ne pas exclure la « possibilité » d'une primaire, qui peut être « une solution » pour réguler les ambitions, alors qu'aucun « candidat naturel » n'émerge selon lui pour l'heure.