Pourquoi Renault s’en sort mieux que les constructeurs allemands ?
Dans un marché automobile pour le moins compliqué, les groupes Volkswagen et BMW tirent la langue et prévoient de vastes suppressions de poste. Chez Renault, en revanche, les nouvelles sont plus encourageantes.

Dans un marché automobile pour le moins compliqué, les groupes Volkswagen et BMW tirent la langue et prévoient de vastes suppressions de poste. Chez Renault, en revanche, les nouvelles sont plus encourageantes.
L’ordre mondial en matière d’automobile est pour le moins chamboulé. Pendant que les Etats-Unis ferment leurs frontières, les Chinois avouent de plus en plus leur préférence nationale et leurs constructeurs n’ont jamais été aussi présents sur le Vieux Continent. Résultat, ce sont les groupes européens qui trinquent.
Le groupe Volkswagen se prépare à un plan de restructuration sans précédent, avec une baisse de 15 % de ses effectifs à l’échelle mondiale, soit environ 100 000 postes sur les 647 000 que compte le groupe aujourd’hui. La faute à une chute vertigineuse de 44,3 % des bénéfices en 2025 et une réduction des coûts qui ne semble pas suffisante.
Le bilan n’est pas aussi catastrophique du côté de BMW, mais les comptes sont loin d’être réjouissants. Les estimations prévoyaient une marge comprise entre 4 et 6 % alors qu’elle ne sera probablement que de 1 à 3 % pour l’année 2026. Conséquence, BMW et Mini annulent leur présence au Mondial de l’auto (du 12 au 18 octobre) et environ 8 000 postes pourraient être supprimés principalement en Allemagne.
Renault en ligne avec ses objectifs
En France, le groupe Renault va nettement mieux puisqu’il a enregistré un chiffre d’affaires de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 10,3 % par rapport à la même période l’an passé.
Cette croissance est notamment due à Geely et Nissan. Toutefois, cela représente une marge opérationnelle moindre, passant de 6 % à 5,2 % en une année. Bonne nouvelle également du côté de l’électrique, grâce à la R5 et au très bon démarrage de la Twingo, puisque leur part atteint désormais près de 19 % (+ 6,5 %). Seul problème, ces modèles se révèlent moins rentables que les véhicules thermiques.
Renault a aussi changé de stratégie en limitant les ventes dites « tactiques », celles qui privilégient les flottes d’entreprise ou encore les loueurs, en ciblant davantage les particuliers, dont les marges sont plus importantes. Ces ventes sont en hausse de 15 % en un an. Enfin, les véhicules utilitaires tirent leur épingle du jeu avec + 12 % à l’échelle européenne.