La série « culte » avec Adam Scott que personne n’a vue enfin sur Netflix
Champagne ! Netflix diffuse Party Down, une irrésistible série que seuls quelques chanceux avaient pu visionner en France lors de ses précédentes diffusions… il y a longtemps ! Party Down relate sur trois saiso...
Champagne ! Netflix diffuse Party Down, une irrésistible série que seuls quelques chanceux avaient pu visionner en France lors de ses précédentes diffusions… il y a longtemps ! Party Down relate sur trois saisons les aventures d’un petit groupe de trentenaires qui rêvent d’Hollywood. En attendant un (très) hypothétique succès, tous cachetonnent chez un traiteur nommé « Party Down ». Inconnue au bataillon pour la plupart, aujourd’hui auréolée d’une dimension « culte », cette vieille série en vingt-six épisodes de 30 minutes impose à sa relecture une vraie cure de jouvence.
Des situations ubuesques et ingérables
Il faut avoir digéré trois ou quatre des premiers épisodes de la saison 1 de Party Down pour vraiment entrer dans son univers un peu foutraque. Cette série crée en 2009, c’est l’histoire d’une bande de six olibrius qui, désespérant de percer à Hollywood, ont trouvé un petit job auprès d’un traiteur événementiel, le bien nommé « Party Down ». Fêtes familiales, réunions d’entrepreneurs, soirée « Sexy Senior », ou de remise de prix dans l’industrie du porno… à chaque nouvel événement, un nouvel épisode ! Et les imprévus qui vont avec. Car la conscience professionnelle de la fine équipe de « Party Down » est souvent confrontée à ses situations ubuesques, voire ingérables.
Il y a d’abord Ron (Ken Marino à l’écran), le chef d’équipe. C’est lui qui tente, un peu comme Jean-Pierre Bacri dans le film Le sens de la fête, de faire de chaque prestation de « Party Down » un succès. Et accessoirement de recoller les morceaux lorsque nécessaire. Soit tout le temps. Il y a aussi Casey, une comique en plein divorce (Lizzy Caplan).
Roman, un scénariste désabusé (Martin Starr). Mais surtout Henry, un comédien de seconde zone que tout le monde reconnaît pour sa présence dans une célèbre pub pour une marque de bière dont le slogan lui sera bien malgré lui rappelé à chaque épisode : « C’est fou ce qu’on s’éclate, hein ? » ? Nous, oui.
Henry est incarné par l’acteur Adam Scott… récemment vu aux côtés de Robert De Niro dans le polar The Whipper Man sur Netflix, mais surtout héros quasi iconique de Severance, la série dystopique déjà déclinée en deux saisons sur Apple TV. Un acteur, qui, comme la plupart de ceux au casting de Party Down a fait du chemin.
« Systématiquement divertissante à la télévision »
La première saison de Party Down, diffusée en 2009 sur Starz (chaîne de streaming américaine connue pour ses fictions audacieuses) ne connut qu’un succès mitigé. Son univers doux-amer, comique mais surtout mélancolique, ne rencontra le succès critique qu’en 2010, pour sa seconde saison.
Après quelques balbutiements et épisodes dispensables, la série finit ainsi par trouver son rythme de croisière, avec des personnages de plus en plus attachants, ayant gagné en profondeur. « L’une des séries systématiquement divertissante à la télévision », s’enthousiasmait alors le journal Chicago Tribune. Las ! Si cette satire du rêve hollywoodien, confrontant les serveurs de « Party Down » à une certaine absurdité de l’industrie du divertissement séduisait, son manque d’audience en précipita l’abandon. Cocréateur, Rob Thomas, par ailleurs « papa » de la série policière Veronica Mars (2004-2019), fut remercié par Starz.
Ajoutant au caractère déjà culte de Party Down, une troisième saison vit miraculeusement le jour… 13 ans après, en 2023 ! Ne comportant que six épisodes, contre dix pour chacune des deux premières saisons, ce revival convoquait l’équipe de la série originelle presque au complet, mais aussi de nouveaux venus. Quelques rides en plus, certains des personnages sont parvenus à se faire un nom devant les projecteurs, d’autres sont restés dans l’ombre. Et Henry est toujours poursuivi par cette fameuse pub, que vient lui rappeler dans un épisode Evie Adler, une productrice jouée par l’actrice Jennifer Garner.
L'actualité des «Séries»
Nourri d’une ambition délirante, le mirage hollywoodien laisse dans cette saison 3 place à la résignation… voire à l’échec assumé. Le cocréateur, de Party Down, Rob Thomas, eut, dit-on, le projet d’adapter sa série en long métrage. En vain. Dommage, il était pourtant parvenu, en partie grâce à une campagne de crowdfunding sur Kickstarter, à financer en 2014 le film adapté de sa série Veronica Mars. En attendant une peu probable quatrième saison (allez, on a le droit de rêver !), l’histoire brinquebalante de Party Down, mérite à elle seule que cette série soit savourée. Lancée en France en 2009 sur Orange CinéNovo, en 2022 sur le service de SVOD StarzPlay, puis en 2023 sur M6 +, son exposition sur Netflix offre cette fois à cette pépite une visibilité maximale.