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Pourquoi cette galaxie est-elle si étrangement asymétrique ?

Au cœur de l'amas de la Vierge, la galaxie spirale intermédiaire NGC 4654 lutte contre des forces titanesques qui déforment sa structure, tout en stimulant la naissance de nouvelles étoiles.

Publié le 25 juillet 2026 à 18:10 par Jérôme G.

Au cœur de l'amas de la Vierge, la galaxie spirale intermédiaire NGC 4654 lutte contre des forces titanesques qui déforment sa structure, tout en stimulant la naissance de nouvelles étoiles.

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Observée par le télescope spatial Hubble, la galaxie NGC 4654 présente une physionomie pour le moins singulière. Située à 72 millions d'années-lumière dans l'amas de la Vierge, cette galaxie spirale intermédiaire se distingue par une profonde asymétrie.

D'un côté, un bras spiral bien défini et riche en étoiles, de l'autre, une structure diffuse et une longue traînée de gaz qui s'étend bien au-delà de ce que son image révèle.

Quelles forces sont responsables de sa déformation ?

En se déplaçant à très grande vitesse, NGC 4654 traverse le milieu intra-amas, un gaz chaud et raréfié qui emplit l'espace entre les galaxies. Cette interaction exerce une pression considérable sur son bord d'attaque, le compressant, tout en arrachant le gaz de son côté opposé, créant ainsi une longue queue gazeuse.

Cependant, ce phénomène seul ne suffit pas à expliquer l'inégale répartition des étoiles. Les chercheurs estiment qu'une ancienne interaction gravitationnelle avec une autre galaxie, NGC 4639, a joué un rôle.

Un survol rapproché il y a environ 500 millions d'années aurait arraché une partie du gaz d'un côté de la galaxie, limitant la formation d'étoiles dans ce bras depuis lors.

La formation d'étoiles survit à ce chaos

Les galaxies qui subissent une telle perte de gaz froid devraient voir leur taux de formation stellaire chuter de manière spectaculaire. Pourtant, NGC 4654 fait figure d'exception.

La galaxie continue de créer l'équivalent de près de deux masses solaires en étoiles chaque année, un rythme tout à fait comparable à celui de galaxies de taille similaire, et même à notre propre Voie lactée.

Les données de Hubble, qui détectent la lumière rouge émise par les nuages de gaz où naissent les étoiles, confirment cette activité intense. Des bulles roses et brillantes, témoins de cette pouponnière stellaire, sont visibles sur toute la galaxie.

Journaliste GNT spécialisé en nouvelles technologies

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