Pourquoi ces Belges préfèrent encore le télétravail : “Les employeurs auraient tout intérêt à ne pas investir dans un open space”
“Je n’aime pas travailler en open space, acte Émilie, 28 ans. L’environnement est très bruyant, je n’arrive pas à me concentrer.” Depuis quelques années, la jeune femme travaille dans la même entreprise avec un...
“Je n’aime pas travailler en open space, acte Émilie, 28 ans. L’environnement est très bruyant, je n’arrive pas à me concentrer.” Depuis quelques années, la jeune femme travaille dans la même entreprise avec un poste flexible. “Je trouverais assez agréable d’avoir son propre bureau, avec ses petites habitudes où l’on peut laisser ses affaires sur place. Mais on doit tout le temps changer de place, cela me perturbe. En plus, nous n’avons pas toujours la bonne chaise ou le bon ordinateur.”
Émilie privilégie alors le télétravail plusieurs fois par semaine. “Je suis plus productive chez moi qu’au bureau. On pourrait croire qu’en télétravail je suis plus dispersée, mais je suis, à l’inverse, vraiment à 100 % concentrée. Je pense même que je travaille davantage en télétravail, sans pause, que quand je suis en open space”, reconnaît-elle.
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Emilie n’est d’ailleurs pas la seule à se retrouver dans ce cas. En effet, d’après le récent “baromètre du bureau” de Befimmo, réalisé par iVOX auprès de 1 000 actifs belges, seulement 13 %, parmi ceux qui ont un espace de travail flexible, ont la volonté de se rendre quotidiennement au bureau, contre 38 % de ceux qui disposent d’un bureau attitré.
Plus de la moitié des personnes interrogées qui travaillent dans un espace ouvert avec des postes flexibles affirment également que le bruit et les distractions nuisent à la productivité. L’aménagement des bureaux ferait donc une différence “mesurable” puisque dans les bureaux combinant espaces ouverts et fermés, 64 % des personnes interrogées déclarent pouvoir se concentrer, contre 33 % dans un environnement de bureaux flexibles.
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“Ceux qui n’ont pas de poste de travail fixe préfèrent de loin travailler une partie de la semaine à domicile”, explique Stijn Baert, expert du marché du travail. Selon lui, c’est logique : plus d’un tiers (35 %) des personnes disposant d’un poste flexible indiquent ne pas pouvoir se concentrer, contre seulement 15 % de celles qui disposent d’un bureau attitré.
“Les employeurs qui souhaitent voir leurs collaborateurs revenir plus souvent sur leur lieu de travail auraient tout intérêt à ne pas investir dans un espace ouvert composé uniquement de postes de travail flexibles”, conseille l’expert.
Pourtant, un actif sur trois ne souhaite plus jamais travailler à domicile, un chiffre en hausse par rapport à l’année dernière, indique l’enquête. Le baromètre souligne par ailleurs que les futures générations de travailleurs restent très enthousiastes à l’égard du coworking, pour son ambiance, ses espaces de détente et son environnement plus collaboratif, tandis que l’avis des salariés actuels est plus partagé.
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