thejournalofsierraleonestudies.com

Pour « ne pas perdre en qualité de vie », des habitants de La Seyne attaquent un projet immobilier

La délivrance d’un permis de construire pour la création de deux bâtiments comprenant 40 logements mobilise les riverains de l’avenue Floréal, aux Sablettes. Ils déposent des recours contre le projet.

Depuis plusieurs mois, ils se documentent sur le projet. Et ont finalement décidé de réagir, en lançant une pétition et en engageant des actions contentieuses. L’objet de leur mobilisation : un permis accordé par la Ville, en date du 1er juillet 2026, pour la construction de 40 logements (dont 12 sociaux et 28 en acession à la propriété) dans deux bâtiments, dans le quartier des Sablettes.

Déjà, relèvent les riverains, « la demande de permis de construire a été faite sur des parcelles situées au 314 avenue Charles de Gaulle alors que, sur le permis accordé, l’adresse du projet est sur l’avenue Floréal ». Du reste, le permis est affiché depuis le mois dernier sur l’avenue De Gaulle, et non sur l’avenue Floréal où, pourtant, le projet aura le plus d’impacts.

« Sur le plan du promoteur, détaille le collectif des habitants, les entrées et sorties des futurs bâtiments (qui incluront 60 places de stationnement en souterrain) se feront sur l’avenue Floréal, qui est une voie privée. En réalité, c’est même un chemin de terre étroit et plein d’ornières, qui est déjà encombré par le stationnement des riverains, et régulièrement saturé par des automobilistes qui cherchent à se garer dans le quartier ». Au point que, estiment les riverains, en cas d’incendie dans le secteur, « il sera compliqué pour les camions de pompiers d’accéder ici car, bien souvent, deux véhicules ne peuvent se croiser sur cette voie ».

Comme on le voit sur cette photo, l’avenue Floréal (un simple chemin non goudronné), est régulièrement encombrée par des véhicules en stationnement. En pareil cas, deux voitures ne peuvent se croiser. Que se passera-t-il si un camion de pompiers devait intervenir en urgence ?, interrogent les riverains.
Comme on le voit sur cette photo, l’avenue Floréal (un simple chemin non goudronné), est régulièrement encombrée par des véhicules en stationnement. En pareil cas, deux voitures ne peuvent se croiser. Que se passera-t-il si un camion de pompiers devait intervenir en urgence ?, interrogent les riverains.

Au quotidien, les habitants de la résidence Les Mimosas, qui date des années 1960 et compte 16 logements pour une vingtaine de véhicules, redoutent même des accidents. Et pour cause : « La sortie du parking des nouveaux bâtiments sera située juste à l’angle du portail de notre résidence. Les deux sorties vont se télescoper ; 60 véhicules sortiront au ras de notre portail, avec un angle mort. Ce sera dangereux », estime le conseil syndical des Mimosas. Et parce que « tous les flux de voitures liés aux nouvelles constructions se feront sur la voie privée », les habitants de l’avenue Floréal demandent que l’accès au futur parking soit situé sur l’avenue De Gaulle « où il y existe déjà une sortie avec un portail ».

Un véhicule sort de la résidence Les Mimosas, située au fond de l’avenue Floréal. Juste à côté (en face sur la photo), se trouve le portail d’une villa qui va être démolie pour construire un bâtiment. Problème, selon les voisins : les résidents des nouvelles immeubles accéderont et sortiront de leur parking souterrain par ce débouché qui va « télescoper » la sortie des Mimosas.
Un véhicule sort de la résidence Les Mimosas, située au fond de l’avenue Floréal. Juste à côté (en face sur la photo), se trouve le portail d’une villa qui va être démolie pour construire un bâtiment. Problème, selon les voisins : les résidents des nouvelles immeubles accéderont et sortiront de leur parking souterrain par ce débouché qui va « télescoper » la sortie des Mimosas.

« Un manque de transparence »

Plus largement, les riverains observent que le dossier présenté par le promoteur « ne détaille pas l’impact du projet côté avenue Floréal ». Un « manque de transparence » qui peut « être interprété comme une volonté de minimiser l’impact du projet sur la voie privée et ses riverains qui vont perdre en qualité de vie, seront exposés à des nuisances sonores et visuelles, à des problèmes de sécurité, de mobilité et de stationnement dans un secteur déjà sous tension ».

Dans ce contexte, une cinquantaine d’habitants du quartier ont signé une pétition demandant que le projet soit « reconsidéré ». Ils y dénoncent aussi « l’abattage de grands arbres essentiels à la biodiversité locale et à la régulation thermique », ainsi qu’un « bétonnage à outrance et incontrôlé ». Et pour marquer leur opposition, les habitants de la résidence Les Mimosas vont déposer un recours contentieux contre le permis, de même qu’un voisin qui serait, lui, très impacté : entre autres, les balcons des futurs appartements auront une vue plongeante sur sa terrasse, et le local poubelle des nouveaux bâtiments sera collé à sa maison…