Pour lutter contre le trafic de drogues, cette ville autorise l’utilisation de drones par la police durant tout l’été
À Rennes (Ille-et-Vilaine), des drones équipés de caméras seront déployés pendant tout le mois d’août pour surveiller les zones ciblées par les trafics de drogues. Une mesure notamment décriée par la Ligue des droits de l’homme.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), des drones équipés de caméras seront déployés pendant tout le mois d’août pour surveiller les zones ciblées par les trafics de drogues. Une mesure notamment décriée par la Ligue des droits de l’homme.
C’est une méthode qui fait débat. À Rennes, pendant tout le mois d’août, la lutte contre le trafic de stupéfiants passe par l’utilisation régulière de drones, écrit ICI Armorique.
Avec cinq arrêtés pris le 29 juillet, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a autorisé la captation, l’enregistrement et la transmission d’images par la police nationale.
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Le dispositif couvre une large partie des quartiers de la ville et a pour but de renforcer la surveillance des secteurs identifiés comme étant des points de deal, indique France 3 Bretagne. Selon la préfecture, cela permet de "dissuader les trafiquants et les consommateurs", et cette mesure devra "s’installer dans le temps, au regard des vastes espaces occupés par les trafiquants et les consommateurs et du caractère très mobile et volatil des individus se livrant à ce genre d’activité".
Une atteinte aux libertés fondamentales ?
Dès avril 2025, la section rennaise de la Ligue des droits de l’homme avait contesté, devant la justice cette pratique. Elle invoquait notamment les libertés fondamentales ainsi que la jurisprudence du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Ces deux institutions exigent en effet que le préfet vérifie qu’aucun dispositif moins attentatoire à la vie privée ne permettrait d’atteindre le même objectif.
L’usage de drones par les forces de l’ordre contesté devant le Conseil d’État : "On avait des critères qui semblaient clairs mais les forces de l’ordre ont décidé de s’en exonérer", dénonce Me Jean Baptiste Soufron, qui a déposé le recours. pic.twitter.com/6Hssz2jX4q
— franceinfo (@franceinfo) May 16, 2023
Mais estimant que le dispositif était justifié par les risques pour la sécurité publique, le tribunal avait rejeté la requête. En plus de systématiquement préciser qu’il n’y a pas d’autres solutions aussi efficaces pour lutter contre le trafic, la préfecture pointe la vulnérabilité des forces de l’ordre régulièrement visées par des projectiles depuis les hauteurs.
Mais cette méthode n’est pas nouvelle. En début d’année, pour lutter contre le phénomène des rodéos urbains, le Préfet de la région Occitanie avait également autorisé l’utilisation de drones dans 19 communes de la Haute-Garonne.