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La Vache qui rit fête ses 100 ans et parie sur l’intelligence artificielle

Publié9. octobre 2026, 07:52Marque connue partoutPour les 100 ans de son usine, la Vache qui rit mise sur l’IALa célèbre marque de fromage née dans l'est de la France il y a 100 ans investit dans les nouvelles ...

Publié9. octobre 2026, 07:52

Marque connue partoutPour les 100 ans de son usine, la Vache qui rit mise sur l’IA

La célèbre marque de fromage née dans l'est de la France il y a 100 ans investit dans les nouvelles technologies pour perpétuer son succès.

Agence France-Presse

Marque mondialement connue, la Vache qui rit fête les 100 ans de son site historique de l’est de la France, où l’intelligence artificielle est aujourd’hui employée pour moderniser la production des fameuses portions triangulaires de fromage. Ouvrir la boîte ronde arborant la tête hilare de l’emblématique bovin, se saisir de l’une des huit parts, tirer la languette rouge: le geste est devenu un rituel pratiqué dans plus de 120 pays.

À Lons-le-Saunier, un château d’eau floqué du célèbre logo permet de repérer au loin l’usine inaugurée en 1926, implantée sur plus d’un hectare. «C’est une vieille dame de 100 ans dont il faut prendre soin», confie avec «fierté» le directeur, Geoffroy d’Alès de Corbet. C’est aussi «une histoire de famille» pour le groupe Bel et les 370 salariés de l’usine, pour certains fils, petits-fils ou arrière-petits-fils d’anciens ouvriers.

3,83 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Jules Bel ouvre son premier commerce d’affinage et de négoce de gruyère dans le département du Jura en 1865. Son fils Léon reprend l’affaire familiale et dépose en 1921 la marque La Vache qui rit, fabriquée ensuite, à partir de 1926, dans la nouvelle usine de Lons-le-Saunier.

L’entreprise, qui a réalisé l’an dernier 3,83 milliards d’euros de chiffre d’affaires et a doublé son bénéfice net, dispose au total d’une trentaine d’usines en France, aux États-Unis mais aussi en Afrique du Nord, en Asie et même en Iran, en Égypte ou en Turquie.

Chaque génération a «contribué au développement du groupe» et «on essaye de marier le savoir-faire ancestral avec de nouvelles technologies», résume l’actuel directeur.

«Jumeau numérique»

Parmi ces innovations: un «jumeau numérique» de la Vache qui rit, qui doit accélérer la mise au point de nouvelles recettes en identifiant celles que préféreront les consommateurs. Il permet de modéliser virtuellement la recette avant même la fabrication du fromage fondu, en croisant ingrédients, propriétés physicochimiques, perception sensorielle et préférences des amateurs de fromage, explique Anne Pitkowski, directrice recherche et application.

Numérisation et intelligence artificielle optimisent aujourd’hui les chaînes de production où la fabrication des portions, jadis effectuée avec un moule à la main, est industrialisée à grande échelle.

1,25 milliard de portions par an

L’enjeu pour le site — qui produit chaque année plus de 20'000 tonnes de fromage, soit environ 1,25 milliard de portions, dont les deux tiers sont exportés — est de continuer à s’adapter aux attentes des consommateurs.

Avec plus d’une centaine de recettes, il tente de coller aux goûts des populations et aux matières premières disponibles dans les différentes régions du monde. Produite à base de différents fromages, de lait et de beurre, la Vache qui rit sera ainsi plus «laitière» en France, plus «fromagère» en Europe de l’Est, plus «neutre» aux États-Unis ou enrichie en minéraux pour répondre aux besoins nutritionnels au Maroc.

Bel, qui possède aussi la marque Babybel, connaît «un développement fulgurant aux États-Unis et en Asie, avec une présence aussi très importante dans le nord de l’Afrique», où 80 à 90% des foyers achètent de la Vache qui rit, un produit qui «n’est pas soumis à la chaîne du froid», relève Geoffroy d’Alès de Corbet.

Marque «joyeuse»

Partout, la portion individuelle et la facilité de transport et de conservation du fromage fondu ont contribué au succès de cette marque «joyeuse».

Ou plus si joyeuse, à en croire une campagne marketing, «La Vache qui ne rit pas», lancée aux États-Unis le mois dernier et qui depuis lui fait perdre son sourire. Une manière de taquiner tous ceux prenant les petites choses de la vie «un peu trop au sérieux», selon son site Internet.

La Vache qui rit entend marquer «un lien entre les générations», se félicite le président du groupe Bel, Antoine Fiévet, qui représente la cinquième génération de la famille Bel, et évoque l'«avenir radieux» de l’usine du Jura, où les effectifs ont augmenté de 32 personnes en 2025.

La Vache qui rit, c'est quoi pour vous?

Un classique de mon enfance, j'adore!

Je trouve ça trop industriel, je préfère un vrai fromage.

Je n'en mange pas, mais j'admire le marketing.

C'est mon snack de secours depuis toujours!

(les/mc)

Agence France-Presse

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