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“Pour la première fois, les Typhoon ont rejoint les Rafale”: les armées de l’Air française et britannique ont mené un exercice nucléaire conjoint

La France et le Royaume-Uni renforcent leur coopération avec un premier exercice nucléaire conjoint. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à consolider la dissuasion européenne, tout en préservant la souveraineté nationale de chaque puissance.

La France et le Royaume-Uni renforcent leur coopération avec un premier exercice nucléaire conjoint. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à consolider la dissuasion européenne, tout en préservant la souveraineté nationale de chaque puissance.

Les armées de l’Air française et britannique ont mené pour la première fois un exercice nucléaire conjoint, marquant une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre les deux puissances nucléaires européennes. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de dégradation de l’environnement sécuritaire en Europe, marqué par la menace russe et les incertitudes croissantes quant à la fiabilité du parapluie nucléaire américain.

Dans une publication sur le réseau social X, la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a précisé que, "pour la première fois, les Typhoon de la Royal Air Force ont rejoint les Rafale de l’Armée de l’Air pour participer à un exercice organisé par les Forces aériennes stratégiques de la composante nucléaire aéroportée".

Elle qualifie cet exercice de "jalon décisif de la coopération de défense", soulignant qu’il démontre "la coordination et l’engagement des deux puissances nucléaires européennes en faveur de la sécurité de l’Europe et d’une dissuasion crédible".

Après avoir décollé de la base aérienne de Saint-Dizier, dans le nord-est de la France, les Rafale français, escortés par des chasseurs Typhoon de la Royal Air Force, ont simulé une frappe nucléaire. Dans un communiqué, le ministère précise que, lors de cet exercice, intitulé "Rummy", les procédures de sécurité et de sûreté ont été rigoureusement respectées et qu’aucune arme nucléaire n’a été utilisée.

Une coopération entre les deux puissances atomiques européennes

L'accord de Northwood, signé le 10 juillet 2025 par la France et le Royaume-Uni, constitue le socle opérationnel de cette coopération nucléaire. Ce traité prévoit une coordination stratégique et doctrinale entre les deux seules puissances atomiques d'Europe pour faire face à des menaces nouvelles sur le continent. Tout en maintenant l'indépendance et la souveraineté totale du commandement de chaque nation.

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Plus globalement, Paris a également mis en place une "dissuasion nucléaire avancée", présentée par le président Emmanuel Macron le 2 mars 2026 depuis la base sous-marine de l’Île Longue, près de Brest, qui vise à renforcer la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française face à l’évolution des menaces stratégiques.

Cette initiative repose sur un principe central : élargir la coopération avec les partenaires européens sans remettre en cause la souveraineté nationale. La décision ultime de recourir à l’arme nucléaire demeure ainsi exclusivement entre les mains du président de la République française. Une dizaine de pays européens ont rejoint ou manifesté leur intérêt pour cette initiative de dissuasion avancée. Parmi eux figurent notamment la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède, le Danemark, la Norvège ou encore la Finlande.

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