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Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère une taxation “modérée mais progressive” des gros patrimoines et un effort sur la masse salariale de la fonction publique

Alors que la gauche réclame l'instauration d'une taxe Zucman, la Cour ne va pas jusque-là, mais préconise notamment "une taxation modérée mais progressive de la fortune personnelle, excluant les actifs professionnels".

Alors que la gauche réclame l'instauration d'une taxe Zucman, la Cour ne va pas jusque-là, mais préconise notamment "une taxation modérée mais progressive de la fortune personnelle, excluant les actifs professionnels".

France Télévisions

Publié le 21/09/2026 21:43

Temps de lecture : 1min

La Cour des comptes, à Paris, le 29 juillet 2026. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)
La Cour des comptes, à Paris, le 29 juillet 2026. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Le sujet est très politique, à quelques mois des élections. La Cour des comptes a proposé, lundi 21 septembre, une réforme de la fiscalité du patrimoine combinant allégement de certains prélèvements et plus forte taxation des patrimoines les plus élevés. "Aujourd'hui, 50% du patrimoine appartient à 10% des ménages", a souligné la présidente de la première chambre de la Cour, Carine Camby, en présentant les grandes lignes de cette note à la presse. Le patrimoine total des ménages représente actuellement près de 17 000 milliards d'euros, pour un patrimoine médian de 250 000 euros. Il a "fortement augmenté" depuis une cinquantaine d'années, plus vite que les revenus, et "principalement sous l'effet de l'héritage", a relevé la magistrate.

Alors que la gauche réclame l'instauration d'une taxe Zucman à hauteur de 2% chaque année du patrimoine détenu, la Cour ne va pas jusque-là, mais préconise notamment "une taxation modérée mais progressive de la fortune personnelle, excluant les actifs professionnels", pour 1,4 milliard d'euros, ainsi qu'une extension de la taxe sur les holdings, qui rapporterait un milliard.

Dans l'optique de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2029, la Cour des comptes recommande également un effort supplémentaire de 20 milliards d'euros d'ici trois ans concernant la masse salariale de la fonction publique, "tant sur les effectifs que sur les salaires". Un discours à rebours de celui des syndicats de la fonction publique, qui dénoncent depuis des années les gels successifs du point d'indice des fonctionnaires, et prévoient une grève le 29 septembre, notamment pour protester contre les conditions de rémunération des agents publics.

La Cour des comptes fait valoir que "le salaire net des agents en place" a "augmenté en euros constants", et que la masse salariale brute des administrations publiques a progressé de près de 90 milliards d'euros depuis 2012, à 362,1 milliards d'euros en 2024. Pour parvenir à un effort de 20 milliards d'euros d'économies sur la rémunération des agents publics, la Cour des comptes avance quatre leviers : le non remplacement de départs à la retraite, le gel ou la sous-indexation du point d'indice, jouer sur le "montant des mesures catégorielles" (les revalorisations ciblées qui visent un groupe spécifique d'agents), ou encore le fait de ralentir certains avancements de carrière.

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