Politique. L’ancien député Didier Martin prend la tête de Renaissance en Côte-d’Or
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L’ancien député Didier Martin prend la tête de Renaissance en Côte-d’Or
Objectif présidentielle et législatives. Dans l’optique des échéances électorales de 2027, le bureau départemental du parti macroniste a désigné un nouveau président. Ancien député de la première circonscription, Didier Martin prend le relais de Laurent Baumann, en poste depuis janvier 2023.
Guilhem George -
Aujourd’hui à 08:00
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Sans mandat depuis sa défaite aux législatives de 2024, Didier Martin avait renfilé, en septembre 2025, sa blouse de médecin spécialisé en neuroradiologie, du côté de Chaumont, en Haute-Marne. Une activité à temps partiel – qu’il exerce encore aujourd’hui – qui ne l’avait toutefois pas totalement éloigné de la politique. « Je suis membre du conseil national de Renaissance, donc je n’étais pas en retrait, je continuais de participer aux réunions de bureau », explique-t-il.
Un an plus tard, l’ancien député de la première circonscription de Côte-d’Or (2017-2024) remet cette fois pleinement les mains dans le cambouis. À 70 ans, il vient en effet d’être nommé président du bureau côte-d’orien du parti macroniste, succédant à Laurent Baumann, en poste depuis janvier 2023. « Il a décidé d’arrêter pour des raisons personnelles. Nous nous sommes réunis la semaine dernière, et j’ai été élu à l’unanimité du bureau pour prendre le relais, dans un esprit d’unité et de travail collectif », indique Didier Martin, seul candidat pour prendre la suite, qui sera notamment épaulé par une autre ancienne députée – et ancienne ministre –, Fadila Khattabi, en qualité de secrétaire générale.
« Éviter l’impasse entre Mélenchon et Le Pen »
Charge désormais à ce duo de redonner de la visibilité à un parti absent du combat municipal en Côte-d’Or au mois de mars, mais aussi de celui des sénatoriales en ce mois de septembre, pour lequel Renaissance « ne donne pas de consignes de vote », précise le nouveau président. L’objectif principal étant davantage de préparer les échéances de 2027. « Il y a besoin de faire entendre la voix de notre parti, qui appartient au bloc central. Ma mission, c’est de desserrer un peu l’étau politique et éviter l’impasse entre Mélenchon et Le Pen. C’est une autre solution qu’on doit construire tous ensemble, et bien sûr nous avons la candidature de Gabriel Attal à défendre », développe l’ancien adjoint dijonnais et conseiller régional, plaidant pour un rassemblement « des sociaux-démocrates, des centristes et de la droite républicaine ».
En attendant une telle réunification encore improbable , Didier Martin s’attache d’abord à décliner localement l’opération “1 000 bistrots” lancée par Gabriel Attal pour « échanger avec les Français ». Un premier rendez-vous s’est d’ailleurs déroulé jeudi 10 septembre au bar Le Calypso à Dijon, sur le thème de l’éducation. Suivront d’autres « cafés-débats » du même type, Didier Martin ayant prévu d’aller « partout sur le terrain en Côte-d’Or » pour « animer le débat démocratique ».