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Policiers municipaux racistes à Carcassonne : “quelle honte”, “propos inacceptables”… La classe politique indignée

Les réactions se multiplient en ce mercredi 9 septembre, suite aux révélations de Midi Libre, de propos racistes, homophobes, complotistes et misogynes tenus par des policiers municipaux de Carcassonne, alors qu’ils étaient filmés par une caméra-piéton. Florilège.

Les réactions se multiplient en ce mercredi 9 septembre, suite aux révélations de Midi Libre, de propos racistes, homophobes, complotistes et misogynes tenus par des policiers municipaux de Carcassonne, alors qu’ils étaient filmés par une caméra-piéton. Florilège.

Les réactions venues notamment du monde politique se sont multipliées ce mercredi 9 septembre, aussitôt connus les propos tenus par des policiers municipaux à Carcassonne, révélés ce jour par Midi Libre.

La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (Parti socialiste) fut ainsi une des premières à s’exprimer.

"Quelle honte"

"Écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne. L’un d’eux est un proche du maire RN, investi dans la sécurité du parti. Quelle honte. Des sanctions doivent être prises. Porter l’uniforme, c’est servir la République. Pas la salir", a-t-elle asséné sur le réseau social X.

Écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne.

L’un d’eux est un proche du maire RN, investi dans la sécurité du parti.

Quelle honte.
Des sanctions doivent être prises.

Porter l’uniforme, c’est servir la… https://t.co/oyeD4iTFqf

— Carole Delga (@CaroleDelga) September 9, 2026

Midi Libre a en effet dévoilé ce mercredi qu’un équipage de police municipale de Carcassonne (Aude) s’est filmé sans le savoir, en novembre 2025. Les six heures de patrouille, que nous avons pu consulter, révèlent des propos racistes, misogynes et putschistes d’une rare violence. Parmi les quatre agents, le leader qui monopolise la parole, est un ancien militaire, investi dans la sécurité du RN et proche du nouveau maire d’extrême droite Christophe Barthès.

"Écoutez cette vidéo jusqu’au bout et vous aurez une idée de ce que raciste, sexiste, homophobe, complotiste veut dire. Ce policier municipal fait partie du service d’ordre du RN. Donc aucune sanction de la part du maire RN de Carcassonne. En 2027, ne leur donnons pas les clés de la France !", s’est indigné pour sa part le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure.

"Suspendre sans délai ce policier municipal"

Toujours au PS, et sur X également, le député Jérôme Guedj, par ailleurs candidat à la primaire dans son camp en vue de l’élection présidentielle, a, lui, interpellé le ministre de la Justice Gérald Darmanin : "Le parquet peut et doit suspendre sans délai ce policier municipal, le temps de l’enquête. Il ne peut continuer à exercer", a-t-il lancé.

Carcassonne : Je demande au procureur de la République et au Préfet de suspendre immédiatement l’agrément de ce policier municipal, en application de l’article L511-2 du Code de la sécurité intérieure@YPhilipponnat, journaliste à @Midilibre a publié une enquête édifiante, vidéo… https://t.co/fJ3o5BL1D9

— Jérôme Guedj (@JeromeGuedj) September 9, 2026

Quant à la députée socialiste de l’Hérault Fanny Dombre-Coste, elle s’est dit "révoltée par les propos racistes, les appels à la haine et à la violence prononcés par le chef de la police municipale de Carcassonne".

"Ce sont des propos qui sont absolument inacceptables. Il n’y a aucune liberté d’expression quand on parle de racisme, c’est un délit", rappelle la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé sur RMC"Au-delà du cas personnel, il a des fonctions et doit faire respecter l’ordre public. Il y a une libération de la parole raciste et il faut rappeler que ce sont des délits", a appuyé la ministre, qui a avoué s’inquiéter du "climat politique".

"Le RN montre son vrai visage"

"Le chef de la police municipale de Carcassonne avait été placé en congés maladie alors que la vidéo circulait en interne. Il a ensuite été réintégré après la victoire du RN aux élections municipales. Le maire de Carcassonne n’y voyait donc pas d’inconvénient ?", s’est interrogé de son côté, sur X, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, et député des Bouches-du-Rhône.

Le chef de la police municipale de Carcassonne avait été placé en congés maladie alors que la vidéo circulait en interne.

Il a ensuite été réintégré après la victoire du RN aux élections municipales.

Le maire de Carcassonne n'y voyait donc pas d'inconvénient ? pic.twitter.com/yvOCi3siC5

— Manuel Bompard (@mbompard) September 9, 2026

"Une fois de plus le RN montre son vrai visage. Ce policier doit être révoqué et il est temps de refonder la police de la cave au grenier pour retrouver une police républicaine !", a renchéri l’eurodéputée LFI Manon Aubry, sur X.

Du côté du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, député Rassemblement national de la Moselle, a déclaré sur le plateau de BFMTV : "Je suis outré. De tels propos n’ont pas à être prononcés". Et d’ajouter, en évoquant le cas du chef d’équipe qui tient 90 % de propos en question : "S’il est membre du Rassemblement national, je peux vous dire qu’il va être exclu dans la seconde".