Policier agressé à Belfort : une information judiciaire ouverte contre deux adolescents pour violences volontaires - ICI
Le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, indique ce dimanche en conférence de presse l'ouverture d'une information judiciaire pour violences volontaires contre un fonctionnaire de police, après le "lynchage" d'un commandant de police à Belfort vendredi, en marge de la mobilisation lycéenne.
Publié le dimanche 4 octobre 2026 à 18h29
Le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, indique ce dimanche en conférence de presse l'ouverture d'une information judiciaire pour violences volontaires contre un fonctionnaire de police, après le "lynchage" d'un commandant de police à Belfort vendredi, en marge de la mobilisation lycéenne.
Une information judiciaire pour violences volontaires contre un fonctionnaire de police a été ouverte après le "lynchage" d'un commandant de police à Belfort vendredi, en marge de la mobilisation lycéenne, annonce le procureur de Belfort, Paul-Édouard Lallois, ce dimanche 4 octobre.
Deux adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue. Les deux mineurs sont lycéens au lycée Courbet de Belfort. Le premier, de nationalité bulgare, âgé de 17 ans et demi, n'a pas d'antécédents judiciaires. Il s'agit du mineur que le commandant de police a tenté d'interpeller dans une rivière, avant son passage à tabac.
Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir porté deux coups de pied au policier. Il affirme ne pas avoir de revendications particulières, qu'il voulait "juste faire le blocus et ne pas aller en cours". Selon le procureur de Belfort, ce jeune de 17 ans a exprimé des regrets importants quant aux violences contre le policier. Il a affirmé qu'à aucun moment il n'avait eu la moindre intention de le tuer. Le parquet a requis son placement en détention provisoire. Il risque dix ans de prison pour violences aggravées, assure le procureur.
L'adolescent a reconnu que le policier n'avait pas tenté de le noyer, selon le procureur
Cet adolescent de 17 ans a également reconnu avoir jeté des cailloux contre les policiers vendredi. Les jours précédents, il a reconnu avoir participé à des dégradations dans le centre-ville de Belfort, en incendiant des poubelles notamment. Confronté aux images de son interpellation le vendredi dans le ruisseau, l'adolescent a reconnu, selon le procureur, que le commandant était bien en train de procéder à son interpellation et qu'il n'avait pas tenté de le noyer.
Pourtant, l'avocat du jeune homme, Arié Alimi, a maintenu ce dimanche à l'AFP qu'une plainte avait été déposée "pour tentative de meurtre et complicité par instigation" après cette interpellation. "Mon client, mineur, a été victime d'une tentative de noyade par un fonctionnaire de police" qui est "visé comme auteur de la tentative par notre plainte", a affirmé l'avocat, dénonçant "une exceptionnelle sauvagerie". Le procureur de Belfort a toutefois répondu en conférence de presse ne pas avoir eu connaissance de cette plainte.
Un deuxième adolescent de 15 ans interpellé
Le deuxième mineur interpellé, âgé de 15 ans et demi, a admis avoir voulu porter un coup de pied au commandant de police mais que sa trajectoire a dévié au dernier moment. L'exploitation des vidéos contredit toutefois ces éléments, selon le procureur de Belfort. Le parquet a requis contre lui un contrôle judiciaire strict et son placement dans un établissement de la protection judiciaire de la jeunesse en dehors du Territoire de Belfort.
L'information judiciaire est également ouverte contre X pour permettre au juge de pouvoir identifier les autres individus ayant participé au lynchage de ce fonctionnaire de police, indique le procureur de la République. Le policier s'est vu prescrire un arrêt total de huit jours en raison de son incapacité totale de travailler.
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