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Polémique. « Une frontière a été franchie » : la DJ Barbara Butch réagit après son concert interrompu à Grenoble

Après avoir vu son concert perturbé par des militants pro palestiniens samedi soir à Grenoble, la DJ Barbara Butch a signé ce lundi soir avec son avocate, une tribune dans le journal Le Monde.  ...

Après avoir vu son concert perturbé par des militants pro palestiniens samedi soir à Grenoble, la DJ Barbara Butch a signé ce lundi soir avec son avocate, une tribune dans le journal Le Monde

Le Dauphiné Libéré -

Hier à 20:37 | mis à jour hier à 21:59

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Après avoir vu son concert perturbé puis interrompu par des militants pro palestiniens samedi soir à Grenoble, avec des jets de bouteilles et des insultes, la DJ Barbara Butch a réagi ce lundi soir dans une tribune signée avec son avocate, Audrey Msellati, sur le site du journal Le Monde. Si les faits ont suscité depuis samedi de nombreuses réactions au sein de la classe politique et culturelle, l’artiste a tenu à donner sa version.

« Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence. On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène.

Mais Grenoble n’est pas un accident. Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique. »

Et d’ajouter : « La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens. On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. »

« Les plaintes sont prêtes »

Dans cette tribune, l'artiste et son avocate dénoncent l'antisémitisme : « l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme. Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique. »

Avant de conclure : « La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes. Mais cette affaire déborde le prétoire. Ce qui est arrivé le 18 juillet n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie. »

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