RDC: plus de 7000 cas d’Ebola recensés, espoir d’un recul imminent
Publié13. septembre 2026, 13:42RDCPlus de 7000 cas d’Ebola recensés et l'espoir d'un reculLa République démocratique du Congo, confrontée à la plus grave épidémie d’Ebola de son histoire, a recensé plus de 7000...
Publié13. septembre 2026, 13:42
RDCPlus de 7000 cas d’Ebola recensés et l'espoir d'un recul
La République démocratique du Congo, confrontée à la plus grave épidémie d’Ebola de son histoire, a recensé plus de 7000 cas et près de 3400 décès.


Plus de 7000 cas d’Ebola ont été recensés en République démocratique du Congo (RDC), pays frappé par la pire épidémie de son histoire, mais dont le pic pourrait avoir été dépassé selon les autorités congolaises.
La RDC a déclaré mi-mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d’Ebola, une maladie extrêmement meurtrière qui a déjà tué plus de 15'000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.
Partie du nord-est, la flambée actuelle touche des régions de l’est et du nord de la RDC, reculées et troublées, où la riposte sanitaire peine à contenir l’explosion des cas. Elle s’est étendue cette semaine à une septième province.
À ce jour, 7022 cas dont 3398 décès et 1671 guérisons ont été recensés par les autorités congolaises depuis le début de l’épidémie.
«Le pic a été atteint»
«Le pic a été atteint au début de la troisième semaine du mois d’août», a affirmé samedi le porte-parole du gouvernement congolais. «Tous les paramètres indiquent une diminution du nombre de cas», a-t-il ajouté, en précisant que 10 des 61 zones de santé touchées par l’épidémie n’ont pas enregistré de nouveaux cas depuis au moins 21 jours.
L’épicentre de l’épidémie demeure l’Ituri, où la grande majorité des cas ont été recensés. Des cas d’Ebola y ont été signalés dans des établissements scolaires, suscitant l’inquiétude des parents et acteurs de la santé.
«Nous sommes très inquiets car nous ne savons pas quel enfant vient de quelle famille ni quel est l’état de santé des membres de cette famille», a déclaré la mère d’un écolier. «Nous avons tellement peur, même si les autorités scolaires nous rassurent sur les dispositifs sanitaires mis en place», a-t-elle ajouté.
Pas de vaccin ni de traitement à ce jour
«Il y a un dispositif de lavage obligatoire des mains avec du savon, et nous avons également tout fait pour avoir au maximum 30 élèves par salle», a assuré un responsable scolaire.
«Nous sensibilisons régulièrement les enfants à ne pas se toucher, à ne pas se saluer, à se laver régulièrement les mains», a-t-il indiqué.
L’Organisation mondiale de la santé a estimé que 5000 personnels de santé supplémentaires étaient nécessaires pour faire face à l’épidémie.
Plusieurs traitements et vaccins sont à l’essai contre le virus Bundibugyo, à l’origine de la flambée actuelle, contre lequel il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué.

L’Agence France‑Presse (AFP) est une agence mondiale d’information. C'est l'une des sources d’information internationale que 20 minutes utilise.
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