Plus de 20 000 Cambodgiens toujours déplacés par le conflit avec la Thaïlande
Au Cambodge, plus de 20 000 civils déplacés par les combats à la frontière thaïlandaise, en décembre, ne peuvent toujours pas rentrer, plus de sept mois après le cessez-le-feu. C’est le constat dressé par Tom Andrews, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains au Cambodge, au terme d’une mission dans le pays. Phnom Penh accuse l’armée thaïlandaise d’occuper illégalement une partie du territoire cambodgien, Bangkok rejette ces accusations.
Au Cambodge, plus de 20 000 civils déplacés par les combats à la frontière thaïlandaise, en décembre, ne peuvent toujours pas rentrer, plus de sept mois après le cessez-le-feu. C’est le constat dressé par Tom Andrews, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains au Cambodge, au terme d’une mission dans le pays. Phnom Penh accuse l’armée thaïlandaise d’occuper illégalement une partie du territoire cambodgien, Bangkok rejette ces accusations.
Publié le : 03/08/2026 - 18:44
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Avec notre correspondant à Bangkok, Valentin Cebron
La trêve reste fragile, et les combats de décembre 2025 ont laissé de profondes traces à la frontière. Phnom Penh accuse l’armée thaïlandaise d’occuper plusieurs villages et d’empêcher leurs habitants de rentrer.
« Ils ont mis les containers, les fils barbelés ont détruit toutes les maisons des Cambodgiens là-bas, dit Pen Bona, porte-parole du gouvernement cambodgien. Et les villageois ne peuvent plus rentrer dans leur maison. C’est ce qu’on appelle l’occupation militaire. »
Bangkok affirme au contraire que ces villages se trouvent en territoire thaïlandais. Selon les autorités, des Cambodgiens s’y sont installés il y a plusieurs décennies, lorsque la Thaïlande accueillait des réfugiés fuyant la guerre civile.
« Ces villages empiètent sur le territoire thaïlandais depuis la guerre civile au Cambodge, a déclaré Sihasak Phuangketkeow, ministre thaïlandais des Affaires étrangères, en conférence de presse. Cela fait déjà plus de cinquante ans. »
À propos des habitants désormais sans logement, Sihasak Phuangketkeow ajoute : « C’est malheureusement la réalité d’un conflit, la réalité des affrontements que nous avons traversés. »
Pour Tom Andrews, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains au Cambodge, le droit international garantit pourtant aux déplacés d’un conflit le droit de rentrer chez eux.
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