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Plus d’un mort sur deux est un motard dans les Alpes-Maritimes : le sombre bilan de la sécurité routière depuis le début de l’année

Les chiffres de la sécurité routière, arrêtés au 31 août pour l’année 2026, révèlent un paradoxe dans les Alpes-Maritimes : la mortalité globale recule, mais le bilan s’alourdit pour les motards, avec déjà 13 morts depuis janvier contre 9 l’an passé.

Les chiffres de la sécurité routière, arrêtés au 31 août pour l’année 2026, révèlent un paradoxe dans les Alpes-Maritimes : la mortalité globale recule, mais le bilan s’alourdit pour les motards, avec déjà 13 morts depuis janvier contre 9 l’an passé.


N.BRA

Nina Bracciali

Créé le 3 septembre 2026 • 12:59

Mis à jour le 3 septembre 2026 • 12:59


Entre 2024 et 2025, le nombre de motocyclistes tués avait baissé de moitié, passant de 30 à 15.
Entre 2024 et 2025, le nombre de motocyclistes tués avait baissé de moitié, passant de 30 à 15.
Photo Patrice Lapoirie

Selon le bilan de la sécurité routière 2026, arrêté au 31 août, 24 personnes ont perdu la vie sur les routes des Alpes-Maritimes depuis le début de l’année, contre 33 sur la même période l’an passé.

Une amélioration d’ensemble qui masque un paradoxe alarmant : la mortalité des motocyclistes, elle, augmente.

La voie de droite était complètement inondée à proximité immédiate du port Gallice, à Antibes.

Un été « particulièrement difficile » pour les motards

13 motards ont trouvé la mort depuis janvier, contre 9 sur la même période en 2025. Ils représentent plus de 50 % des décès sur les routes du département.

Invitée au micro d’Ici Azur, Nadia Hulin, cheffe du bureau de la sécurité routière au cabinet du préfet, ne cache pas son inquiétude face à ce bilan :

« L’été a été particulièrement difficile pour les motocyclistes », déplore-t-elle, tout en qualifiant cette saison de « mauvaise » sur les routes du département.

Des comportements « à risque »

Face aux critiques récurrentes des conducteurs de deux-roues, qui dénoncent la présence de nids-de-poule sur les routes, la représentante de la préfecture réfute cette analyse.

Pour les autorités, les drames récents ne sont pas liés aux infrastructures. Nadia Hulin pointe avant tout la responsabilité des comportements à risque.

Selon elle, plusieurs accidents mortels survenus ces derniers mois ont mis en cause des facteurs aggravants directs : délits de fuite, consommation de stupéfiants et alcoolémie.



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