Peste en Russie : ce que l’on sait après le décès d’une laborantine en Sibérie
La Russie nie mardi l'instauration de mesures sanitaires en Sibérie après la mort d'une laborantine d'un institut de lutte contre la peste. L'Organisation mondiale de la Santé estime que le risque est "faible" pour la Russie et "très faible" pour l'Europe.
La Russie nie mardi l'instauration de mesures sanitaires en Sibérie après la mort d'une laborantine d'un institut de lutte contre la peste. L'Organisation mondiale de la Santé estime que le risque est "faible" pour la Russie et "très faible" pour l'Europe.
Par Virginie Pironon,AFP Publié le mardi 6 octobre 2026 à 13:45
"Une fausse information circule actuellement en ligne sur l'instauration d'un régime sanitaire et épidémiologique renforcé et de restrictions strictes dans la région d'Irkoutsk", a déclaré sur Telegram l'agence de santé publique russe, Rospotrebnadzor qui dément ce mardi 6 octobre les informations selon lesquelles des mesures sanitaires ont été prises, après le décès d'une laborantine de 28 ans en Sibérie.
À écouter
France Inter
47 min
Selon le journal indépendant Peuples du Baïkal, Daria Shilipova, employée d’un institut de recherche sur la peste, aurait pu contracter la maladie en cassant un tube à essai. Hospitalisée avec des symptômes de pneumonie grave, la jeune femme décède dans la nuit du 1er au 2 octobre. Depuis, selon le journal Peuple du Baïkal, des habitants auraient vu des personnes portant combinaisons de protection et des masques. Des ambulances transportant des cas contacts seraient escortés par le FSB, les services de sécurité, 200 personnes auraient été placées en observation et plusieurs hôpitaux, en quarantaine.
L'OMS se veut rassurante
L'agence de santé assure que la situation sanitaire et épidémiologique est stable dans la région, comme dans les villes d'Irkoutsk et de Chelekhov où est décédée la laborantine. Le gouverneur régional, Igor Kobzev, a affirmé lundi que les analyses post-mortem réalisées par une commission spéciale d'experts de Rospotrebnadzor indiquaient que la jeune femme était décédée d'une "pneumonie" à l'origine "indéterminée". Selon l'enquête, "aucun micro-organisme lié à l'activité professionnelle de la jeune femme n'a été détecté dans ses biomatériaux", a-t-il déclaré. "La situation reste sous notre contrôle et celui des experts", a-t-il affirmé, ajoutant qu'aucun autre employé de l'institut n'avait consulté de médecin.
L’Organisation mondiale de la santé (l’OMS) indique, de son côté, mener des vérifications. Et selon elle, l’évaluation initiale montre que le risque est "modéré à faible" pour Irkoustk, "faible" pour la Russie et "très faible" pour la région européenne.
À écouter