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Patrick Bruel sur la tombe de son “papa de cinéma” : à Alger, il a rendu hommage à Roger Hanin

Ce 2 août 2026, Patrick Bruel fait de nouveau parler de lui après les déclarations de Stéphanie Chéhab dans C dans l'air, où elle s'est dite choquée qu'il « ne soit pas en détention provisoire » dans le cadre d...

Ce 2 août 2026, Patrick Bruel fait de nouveau parler de lui après les déclarations de Stéphanie Chéhab dans C dans l'air, où elle s'est dite choquée qu'il « ne soit pas en détention provisoire » dans le cadre de l'affaire le visant.

Bien avant cette actualité judiciaire, le chanteur s'était confié sur un épisode profondément personnel. En février 2023, il racontait son retour en Algérie, plus de soixante ans après son départ.

Un voyage au cours duquel il avait tenu à rendre un hommage très symbolique à Roger Hanin, celui qu'il appelait son « papa de cinéma ».

Un retour en Algérie comme une promesse enfin tenue

Né à Tlemcen en 1959, Patrick Bruel n'avait que trois ans lorsqu'il a quitté l'Algérie avec sa mère. Pendant des décennies, il a gardé ce retour en tête sans jamais franchir le pas. Jusqu'à ce voyage organisé en 2023, qu'il effectue avec Augusta, sa mère, sur les terres de son enfance.

Invité de Sonia Devillers sur France Inter, le chanteur est revenu avec émotion sur ce périple. Il explique avoir longtemps rêvé de ce moment. Plus tard, dans le reportage diffusé sur France 2 chez Laurent Delahousse, il évoque un accueil qu'il n'aurait jamais imaginé.

Partout où il passe, les mêmes mots reviennent : « Bienvenue chez toi ». Une formule qui le touche profondément. À Tlemcen, il retrouve la maison familiale, les rues de son enfance et surtout l'école Bel-Air, où sa mère enseignait. Guitare en main, il y chante L'Instit, un morceau écrit en hommage aux enseignants.

Ce retour est aussi nourri par son album Encore une fois, et notamment par la chanson Je reviens, dans laquelle il raconte ce déracinement et cette promesse faite à sa mère. Pour lui, ce voyage n'est pas une simple visite. C'est une manière de renouer avec une partie de lui-même.

À Alger, un hommage à Roger Hanin, son « papa de cinéma »

Le voyage s'achève à Alger. Et ce n'est pas un hasard si Patrick Bruel choisit de terminer son parcours devant la tombe de Roger Hanin.

Sur France Inter, il raconte que cette visite était essentielle. « J'avais 18 ans », rappelle-t-il en évoquant Le Coup de sirocco, le film d'Alexandre Arcady qui lance véritablement sa carrière au cinéma en 1979. Dans ce long-métrage consacré à l'exode des Français d'Algérie en 1962, Roger Hanin interprète Albert Narboni, le père de famille. Bruel y joue son fils, Paulo Narboni.

Cette relation fictive a laissé une empreinte durable. « C'était assez joli à Alger de terminer le voyage par une visite sur la tombe de Roger Hanin. On a terminé le voyage à Alger comme ça, c'est la dernière chose qu'on ait faite », raconte-t-il.

Puis il ajoute une phrase qui résume toute l'importance de cet homme dans son parcours : « Ça a été mon premier papa de cinéma, c'était important. »

Le chanteur profite aussi de cet entretien pour rappeler le rôle particulier qu'a joué Roger Hanin dans l'histoire commune entre la France et l'Algérie. « Roger est très aimé, très respecté en Algérie. Et il a été un des merveilleux vecteurs entre ces deux Algérie, entre les rapatriés et les Algériens », souligne-t-il.

Ce moment est également l'occasion d'évoquer Guy Carcassonne, proche de la famille, auquel Bruel pense particulièrement pendant ce voyage. Il se souvient que celui-ci envoyait régulièrement des photographies de Tlemcen à sa mère, bien avant qu'ils ne puissent eux-mêmes y retourner.

Un film fondateur qui raconte aussi son histoire

Pour Patrick Bruel, Le Coup de sirocco n'est pas un film comme les autres. Il le dit sans détour : « Le Coup de sirocco raconte l'histoire d'Arcady, et en même temps la mienne. »

Réalisé par Alexandre Arcady, le long-métrage suit une famille contrainte de quitter l'Algérie après l'indépendance. Une histoire qui fait directement écho au parcours du chanteur, lui aussi déraciné très jeune avec sa mère.

À l'époque, le tournage ne peut pas avoir lieu en Algérie. Bruel rappelle qu'il s'est déroulé à Bizerte, en Tunisie, tant les conditions politiques rendaient les choses compliquées. Depuis, souligne-t-il, le réalisateur a pu revenir tourner dans son pays natal, notamment pour Ce que le jour doit à la nuit.

Ce voyage en Algérie permet donc à Patrick Bruel de refermer plusieurs cercles à la fois. Celui de l'enfant qui retrouve ses racines. Celui du chanteur qui transforme cette histoire en chansons. Et celui du comédien qui rend hommage à Roger Hanin, figure majeure du cinéma français, dont le souvenir reste vivant de l'autre côté de la Méditerranée.

Plus de quarante ans après Le Coup de sirocco, ce dernier arrêt devant une tombe n'avait rien d'anodin. Pour Patrick Bruel, il incarnait autant un geste de gratitude qu'un retour aux origines. Entre mémoire familiale, cinéma et histoire commune entre deux pays, cet hommage discret est devenu l'un des moments les plus émouvants de son voyage.

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