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“Pas la position officielle”: Bill White réagit à une note interne révélée sur la vision belge des Etats-Unis

Le document interne publié par le Financial Times affirmant que la Belgique ne considère plus les États-Unis du président Trump comme un partenaire fiable “ne reflète en aucune manière la position officielle” du pays, a commenté jeudi l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White sur base d’informations livrées par le cabinet du Premier ministre.

Bill White © BELGA, Inzet: Photo News

Le document interne publié par le Financial Times affirmant que la Belgique ne considère plus les États-Unis du président Trump comme un partenaire fiable “ne reflète en aucune manière la position officielle” du pays, a commenté jeudi l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White sur base d’informations livrées par le cabinet du Premier ministre.

M.G

24 septembre 2026, 19:32

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Selon M. White, des fonctionnaires belges ont confirmé qu’il s’agit d’un document de travail qui “n’a jamais été validé, approuvé ou accepté”. “Dès lors, toute affirmation selon laquelle le document reflèterait la vision belge des États-Unis est tout simplement fausse”, selon l’ambassadeur américain.

Celui-ci tient dans la foulée à souligner le “partenariat solide et durable forgé (par les deux pays) durant des décennies d’étroite collaboration, d’échanges commerciaux intenses et d’intérêts de sécurité partagés”. Tout en déplorant la fuite du document, M. White estime que celui-ci ne change rien aux liens qui unissent les deux pays.

Les États-Unis, un allié encore fiable?

Le journal Financial Times a publié jeudi le contenu d’un document interne de 2025 réalisé par les Affaires étrangères où les États-Unis de Donald Trump ne sont plus jugés comme un allié fiable. Le texte exhortait les diplomates belges à resserrer les liens avec d’autres forces politiques américaines afin de protéger les intérêts de la Belgique.

Le début du deuxième mandat du président américain a déclenché un signal d’alarme en Europe. Donald Trump a menacé de déclencher une guerre tarifaire, a voulu annexer le Groenland et s’est montré admiratif envers l’extrême droite européenne. C’est dans ce contexte que le ministère belge des Affaires étrangères a élaboré une stratégie visant à réajuster les relations avec Washington, afin de préserver les intérêts belges sans pour autant être considéré comme “hostile”, écrit le FT.

Poursuivre les discussions avec l’opposition démocrate

“Il est désormais clair que le partenaire américain n’est plus l’allié qu’il était par le passé”, indique le document, rédigé fin 2025 par le département des Affaires étrangères chargé des Amériques et des Caraïbes. Il appelle à une “réévaluation en profondeur des relations entre l’Union européenne et la Belgique, d’une part, et les États-Unis, d’autre part”. Il ajoute que “les évolutions actuelles aux États-Unis… risquent de mettre en péril plusieurs intérêts vitaux de la Belgique et de l’Union européenne”.

La coopération avec l’actuel gouvernement américain reste indispensable, précise-t-il. Mais dans le même temps, le dialogue avec les niveaux administratifs inférieurs doit être “considérablement renforcé”, que ce soit avec les États républicains et démocrates, ou avec les maires des grandes villes. Il recommande également de poursuivre les discussions avec l’opposition démocrate, d’entretenir des contacts avec le Congrès et de “rechercher les figures de proue des nouvelles générations au sein des deux partis qui pourront jouer un rôle dans l’Amérique de demain”.

Des préoccupations réelles

Selon le cabinet du ministre compétent, Maxime Prévot, il s’agit d’une note de réflexion interne qui venait d’être rédigée en raison de l’ajustement très explicite de la politique américaine vis-à-vis de l’Europe. Il ne s’inscrit toutefois pas dans le cadre d’un accord politique définitif sur une stratégie vis-à-vis des États-Unis.

Selon un porte-parole de M. Prévot, les préoccupations qui y sont abordées restent d’actualité, y compris dans les discussions avec les partenaires américains, et le ministre Prévot s’est d’ailleurs exprimé publiquement à ce sujet à plusieurs reprises.

“Les États-Unis restent un allié, mais la relation transatlantique évolue. Nous devons en tenir compte pour défendre nos intérêts et nous préparer à l’avenir. Cela signifie maintenir un dialogue direct avec Washington, coopérer là où nous avons des intérêts communs et indiquer clairement nos divergences d’opinion. Cela signifie également que l’Europe doit assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité et élargir ses partenariats internationaux”, indique-t-on.

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