thejournalofsierraleonestudies.com

Paris. « On va squatter un peu » : en grève, plusieurs pompiers ont décidé de dormir au pied de la tour Eiffel

Depuis dimanche, des pompiers venus des quatre coins de la France, en grève, ont décidé de dormir au pied de la tour Eiffel, sur le Champ-de-Mars, pour dénoncer le manque de moyens. ...

Depuis dimanche, des pompiers venus des quatre coins de la France, en grève, ont décidé de dormir au pied de la tour Eiffel, sur le Champ-de-Mars, pour dénoncer le manque de moyens.

La rédaction -

Aujourd’hui à 08:00

Digiteka PlaceHolder

Malgré la fatigue, leur détermination reste intacte. Dans la nuit du 27 au 28 septembre, des syndicats de pompiers professionnels venus des quatre coins de la France ont planté leur tente pour dormir au pied de la tour Eiffel, sur le Champ-de-Mars, afin de dénoncer le manque de moyens dans leur profession. Ils resteront sur place trois jours et deux nuits. « Notre métier est tellement dangereux et compliqué, voilà l’état dans lequel on part à la retraite », dénonce l’adjudant Nicolas Lomet, pompier délégué du syndicat Sud, en pointant du doigt une figurine de squelette mise en scène dans une voiture. « On a beaucoup de collègues qui décèdent peu de temps après la retraite, ou alors, qui n’ont même pas la chance de l’atteindre. »

« Qui va payer l’addition ? »

Sur place, dans le VIIe arrondissement de Paris, les campements des soldats du feu ont pris la place des déambulations touristiques habituelles. « On donne énormément de notre temps, et c’est logique, ça fait partie de notre métier. Mais derrière, il y a un prix à payer : le manque d’effectifs et de moyens, c’est nous qui le compensons. Le résultat se ressent sur nos familles, notre santé, nos vies. » En effet, ce mouvement de grève fait suite à une saison hors norme. Depuis janvier, environ 98 000 hectares ont brûlé en France, un record depuis cinquante ans. Selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, huit pompiers sont morts, toutes interventions confondues. Chaque année, « on en perd un peu plus », déplore l’adjudant Nicolas Lomet.

Neuf syndicats de l’intersyndicale représentant quelque 44 000 pompiers professionnels ont déposé un préavis de grève le 8 septembre. Il court jusqu’au 20 octobre, date de l’examen du projet de financement. Les grévistes réclament des embauches, une meilleure protection de leur santé et un recentrage de leurs missions. « Tout le monde est d’accord pour dire qu’on manque de moyens, l’État, les gens, mais à un moment donné, qui va payer l’addition ? ». Après leur déambulation dans la capitale, les pompiers rejoindront mardi la manifestation de la fonction publique.