Paris. « 18 flashs en 4 minutes 39 » : un radar suspendu après de « grosses difficultés techniques » et un tollé
L'association 40 millions d'automobilistes avait réclamé jeudi la suspension de ce radar de chantier réglé à 30 km/h sur le périphérique parisien. Les amendes vont être annulées. ...
L'association 40 millions d'automobilistes avait réclamé jeudi la suspension de ce radar de chantier réglé à 30 km/h sur le périphérique parisien. Les amendes vont être annulées.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:15 | mis à jour aujourd’hui à 19:23
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« Machine à cash, machine à flash » : après des ratés et beaucoup d'émoi, un radar de chantier installé fin août sur le périphérique parisien va être suspendu et les contraventions annulées, a indiqué vendredi la déléguée interministérielle à la sécurité routière.
Au niveau de ce radar installé le 24 août vers la porte de Montreuil, dans l'est parisien, la vitesse a été abaissée à 30 km/h afin d'avoir un différentiel de vitesse suffisant avec les 50 km/h réglementaires du périphérique, de sorte que les véhicules ralentissent. Mais « dès le début » de « grosses difficultés techniques » se sont présentées, explique Estelle Balit, et le radar fonctionnait par intermittence.
Les amendes vont être annulées
« Donc, très rapidement, il a été décidé de neutraliser les productions de procès-verbaux de ce radar, le temps d'expertiser ce qui n'allait pas », poursuit-elle, et demande a par ailleurs été faite au procureur de Rennes de faire annuler l'ensemble des procès-verbaux déjà établis, « très peu » selon elle. Les flashs ont en revanche été maintenus pour « un effet pédagogique ».
« C'est une procédure qui arrive. Les évolutions technologiques ne sont pas une science toujours exacte. On a toujours des pannes, des bugs », ajoute la déléguée interministérielle.
18 véhicules flashés en moins de cinq minutes
Jeudi, l'association 40 Millions d'automobilistes avait dénoncé une « machine à cash » : « En seulement 4 minutes et 39 secondes, l’association a recensé 18 véhicules flashés par le radar ». À ce rythme, « cela représenterait potentiellement 5.574 amendes par jour, soit jusqu’à plus de 2 millions PV par an ». « À 135€ par contravention, le radar pourrait ainsi générer théoriquement 752.516€ par jour et 274.668.340€ par an ».
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Outre les radars embarqués et les radars fixes, la France compte un parc d'environ 700 radars chantier, parmi lesquels 500 sont installés actuellement. Ils sont « toujours implantés avec des panneaux préalables » car le but n'est « absolument pas de piéger » mais « d'attirer l'attention sur une zone de danger », argumente Estelle Balit.
La recette des radars, tous types confondus, a rapporté 965 millions d'euros en 2023, et 889 millions d'euros en 2024, selon des données officielles. Une grande part est reversée à la lutte contre l'insécurité routière.