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P2A: Virton B, c’est Jordan Collard et la manière

Avant les résultats, c'est d'abord le contenu qui compte chez les Verts. Une philosophie que partage Jordan Collard, capitaine et doyen d'une équipe troisième de P2A avant son déplacement chez le leader martela...

Avant les résultats, c'est d'abord le contenu qui compte chez les Verts. Une philosophie que partage Jordan Collard, capitaine et doyen d'une équipe troisième de P2A avant son déplacement chez le leader martelangeois. Les joueurs de l'Excelsior ont préparé ce rendez-vous en battant Rossignol (5-1). "On a manqué de finition et de justesse technique au retour des vestiaires. On s'est mis en danger en encaissant un but et il a fallu attendre la fin pour faire la différence, explique Jordan Collard, qui souligne également le mérite de Rossignol. Une équipe qui a joué le jeu sans se contenter de défendre."

Les Virtonais avaient-ils déjà la tête à Martelange ? Pas du tout, à entendre leur capitaine."Nous sommes une équipe en construction, avec un très bon noyau, dont l'objectif est de progresser de semaine en semaine. Ce sont surtout les entraîneurs qui préparent les rencontres en fonction de l'adversaire. Nous, les joueurs, on n'y prête pas forcément attention."

Difficile pourtant d'ignorer le rendez-vous de dimanche. Martelange, qui compte sept points d'avance, avait corrigé Virton B (1-7) en Coupe. "On avait montré un très mauvais visage. Cette fois, on veut pratiquer notre football. Martelange possède une très belle équipe, mais nous aussi. Que le meilleur gagne !"

Martelange entame ainsi une série de trois rencontres face à ses poursuivants directs, avant Saint-Mard et Meix-devant-Virton. De quoi relancer le championnat ?"Nous sommes des compétiteurs, mais on ne se fixe pas d'objectif au classement. La montée, on n'y pense pas pour le moment. On verra en fin de saison."

"J'y ai joué plus jeune"

Mis sur pied cet été, le projet de Virton B a convaincu Jordan Collard, seul ancien Panî à avoir rejoint l'Excelsior."Je m'entraînais déjà avec le groupe d'Emmanuel Coquelet depuis la mi-mars. Nous étions trois ou quatre joueurs de Bleid, mais les autres sont partis en France ou dans d'autres clubs belges. Comme je viens de la région et que j'y ai joué plus jeune, ce projet m'intéressait. Je m'attendais à un projet structuré, avec un suivi sportif, de la présence aux entraînements et un groupe compétitif, dans un bon état d'esprit. C'est ce que j'ai trouvé."

Et les exigences sont différentes de celles qu'il connaissait à Bleid. "On s'entraîne trois fois par semaine, cinq pendant la préparation. Comme j'avais rejoint le groupe au printemps, je me suis adapté rapidement. C'est agréable de travailler avec un noyau aussi fourni."

Autre particularité: aucun joueur de Virton B n'est rémunéré. Une situation qui ne le choque pas. "Notre équipe s'inscrit dans la continuité de l'académie. Certains jeunes font d'ailleurs encore des allers-retours avec les U19. Dans ce contexte de post-formation, il est logique que nous ne soyons pas rémunérés. De toute façon, c'était déjà le cas à Bleid, donc ça ne change rien pour moi."

Son arrivée à Virton a aussi changé son statut. Parmi les plus jeunes à Bleid, Collard côtoyait des joueurs expérimentés comme Mamadou Faye. Il guide désormais des équipiers parfois âgés de six ou sept ans de moins. "Mamadou n'était pas un grand bavard, mais il connaissait très bien le football. J'ai beaucoup appris à ses côtés. Son fils Noah fait d'ailleurs partie de notre groupe, donc je le côtoie encore régulièrement. J'avais déjà porté le brassard à deux ou trois reprises en fin de saison dernière."

À Virton, on a l'art de relancer une académie, un championnat… ou un appel à candidatures. Collard et les siens, eux, travaillent dans le calme et voient à long terme, mais rêvent tout de même d'être les premiers à faire chuter le leader… avec la manière.

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