P2A : Les mitraillettes de Martelange sortent de partout
Ce prochain dimanche, sur le coup de 17 h, les deux coaches de la rencontre de P2A Rossignol – Martelange, Kevin Wauthy et Fabian Lambot, se retrouveront à la buvette pour commenter la prestation de l'affrontem...
Ce prochain dimanche, sur le coup de 17 h, les deux coaches de la rencontre de P2A Rossignol – Martelange, Kevin Wauthy et Fabian Lambot, se retrouveront à la buvette pour commenter la prestation de l'affrontement entre leurs deux équipes, mais surtout pour partager la passion commune qu'ils portent à l'équipe dont ils sont fans absolus, le RWDM. Les deux Bruxellois sont aujourd'hui installés dans le sud de la Belgique et s'y sentent parfaitement bien. "Même si nous restons des inconditionnels et que nous allons parfois voir le RWDM avec Fabian, je ne voudrai en aucun cas retourner vivre à Bruxelles ou à Anvers", précise Kevin.
La carrière du gardien Kevin Wauthy a débuté dans le club de Molenbeek, avant de rejoindre Tubize, où il a été sacré en D3, mais surtout d'atteindre son apogée à l'Antwerp dont il a défendu la cage pendant 5 ans, du temps où D2 et D3 signifiaient de réelles antichambres de l'élite. Aujourd'hui installé en province de Luxembourg, même s'il vient de déménager à Aywaille, passé par Bertrix, Givry et quatre saisons à Vaux-Noville où il a passé deux ans et demi comme entraîneur, il a décidé cet été de rejoindre Martelange en 2e division provinciale. "J'ai longtemps hésité, avoue-t-il, mais le projet ambitieux des Ardoisiers et la qualité du noyau mis à ma disposition, m'ont convaincu. Je ne cache pas que j'espère un jour travailler comme entraîneur des gardiens dans un club professionnel. Mais je dois progresser et le projet ambitieux de Martelange, qui vise clairement d'évoluer en P1, est une belle opportunité pour grandir dans ce métier."
Débuts très encourageants
Après un mois et demi, l'équipe frontalière caracole seule en tête du championnat, invaincue, avec un capital de 28 buts marqués, soit une moyenne proche de 6 buts par rencontre. "Je suis quelqu'un de calme et je ne passe pas mon temps à hurler le long de la touche, insiste Kevin. Mais mes exigences sont claires : prendre du plaisir en jouant au sol, en gardant la possession du ballon, en évitant les longs ballons et quelle que soit l'évolution du score, jouer de la première à la dernière minute avec la même intensité et la même volonté de marquer. Je veux que nous puissions être comparés à un rouleau compresseur. Cela n'a rien à voir avec un manque de respect de l'adversaire."
Le néo-Aqualien est, aujourd'hui ravi de son groupe : beaucoup de monde et de plaisir à l'entraînement, respect des consignes, notamment cette volonté de porter le danger en venant de partout (9 joueurs différents pour 28 buts) sans se cristalliser sur l'un ou l'autre buteur. "Le démarrage du championnat est parfait, mais il ne faut pas s'enflammer outre mesure. En football tout peut changer très vite. Il ne faut pas oublier que mes joueurs ont eu jusqu'à 8 points d'avance la saison dernière, avant de se faire dépasser par Arlon. Restons humbles, prudents et continuons à bien bosser."
Kevin garde le même enthousiasme à Martelange que lors de ses passages dans des clubs prestigieux : "Le foot m'a beaucoup apporté, et j'ai vécu de très belles choses, mais si je devais sortir un moment fort de ma carrière, c'est mon passage à Tubize sous les ordres d'Enzo Scifo. Après les entraînements, il nous invitait à manger des pastas dans sa propriété de Waterloo. Autour de la cheminée, où trônait son soulier d'or, il nous racontait ses passages à Monaco ou à Auxerre, ses anecdotes sur Guy Roux, ou la vie de groupe lors des rassemblements de l'équipe nationale. Enzo, c'était la grande classe."
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