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OPINION. Agression de Barbara Butch : la passion de LFI pour la guillotine

Sur fond d'antisémitisme que la DJ dénonce et qui a porté plainte, l’action menée contre Barbara Butch nous rappelle, à quelques mois de l'élection présidentielle, le goût de LFI pour la guillotine, les purges et les listes de dénonciation, ainsi que la brutalité de la matrice trotskiste de son projet...

l'essentiel Sur fond d'antisémitisme que la DJ dénonce et qui a porté plainte, l’action menée contre Barbara Butch nous rappelle, à quelques mois de l'élection présidentielle, le goût de LFI pour la guillotine, les purges et les listes de dénonciation, ainsi que la brutalité de la matrice trotskiste de son projet...

Visée par des jets de bouteilles et copieusement insultée, la DJ Barbara Butch, qui a été forcée d’interrompre son concert le week-end dernier à Grenoble par des militants pro-palestiniens et de la section locale de LFI, a-t-elle été victime d’un antisémitisme d’autant plus abject qu’il venait "de [son] propre camp", comme elle s’en est émue, sidérée, le lendemain de son agression ? Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur ces actes qui font l’objet depuis jeudi d’une plainte, notamment contre La France insoumise. Mais pour qui connaît le lambertisme, succédané du trotskisme et matrice du projet de LFI, on en devine l’inspiration et la brutalité dans l’agression subie l’autre soir par l’artiste.

Qui aurait parié sur le fracassant retour de cette secte politique apparue dans les années 50, ressuscitée sur les cendres des grands partis traditionnels, et qui vit ses plus belles années depuis la création du mouvement mélenchoniste en 2016, sous les auspices du socialisme mou et paresseux d’Olivier Faure ?

Un goût certain pour la guillotine, les purges et les listes de dénonciation

Jadis spécialistes de l’infiltration, on reconnaissait les lambertistes, et on les reconnaît toujours, à ce qu’ils n’ont jamais tort. C’est toujours la faute des autres, ennemis par nature, qui déforment les propos, les isolent de leur contexte, n’ont pas compris ou tout simplement diffament. Des trotskistes dont ils sont issus, ce n’est pas là le seul héritage, et d’ailleurs, le génie que l’on célèbre chez Jean-Luc Mélenchon, disciple de Pierre Boussel, dit Lambert, jusqu’en 1976, n’est au fond qu’une version moderne des principes politiques poussiéreux théorisés cent ans plus tôt par Trotsky. Le fantasme de la révolution permanente, la conception violente et radicale du combat politique, la détestation de la bourgeoisie et des élites, ou encore un goût certain pour la guillotine, les purges et les listes. À lui tout seul, Thomas Portes, député LFI de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis, en a publié deux cette semaine, jetant ainsi à la vindicte de la meute les noms des députés qui ont voté la loi d’urgence agricole et pour la fermeture de la pétition contre la présomption d’usage légitime des armes à feu par les forces de l’ordre. Ce n’est pas du fond de la contestation dont il est question, mais de sa forme délatrice…

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Le silence imposé à Barbara Butch vaut décapitation symbolique

Le silence imposé à Barbara Butch par une horde de haineux, le week-end dernier à Grenoble, vaut décapitation symbolique. Il lui est reproché d’avoir signé une pétition de soutien à la proposition de loi dite "Yadan" sur l’antisémitisme et ce faisant, d’avoir basculé dans le camp du mal [NDLR : Israël], qui martyrise celui du bien [NDLR : la Palestine]. Le tract de mobilisation contre le concert de Barbara Butch, sur lequel figurent le drapeau LGBT, une étoile juive et le logo de LFI, en dit toutefois plus long sur les griefs faits à l’artiste: ses origines et sa sexualité.

Il n’est pas étonnant que tous les lieutenants de Jean-Luc Mélenchon invités cette semaine à s’exprimer sur la censure artistique faite à la DJ, n’aient pas trouvé grand-chose à en redire, quand ils n’en ont pas minimisé la portée. Car l’action menée contre Barbara Butch n’est rien d’autre qu’une expression moderne de la violence révolutionnaire théorisée par Trotsky dans son livre "Terrorisme et communisme". Comme il y a plus de cent ans, l’auteur légitimait le recours à une force égale voire supérieure par les travailleurs pour répondre à la violence de la classe au pouvoir, les ennemis d’Israël, dans sa représentation politique majoritaire, seraient fondés à brutaliser et à essentialiser les Juifs du monde entier, pour quelque prétexte que ce soit, une signature sous une pétition de soutien dans le cas de Barbara Butch.

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La lâcheté des silencieux

À quelques mois de l’élection présidentielle, le clin d’œil fait par LFI aux racisés et aux minorités religieuses est non seulement grossier, d’abord pour eux-mêmes, mais l’annulation du concert du chanteur franco-israélien Amir prévu ce dimanche à Marseille, pour les mêmes raisons qui ont conduit à l’interruption de celui de Barbara Butch, est aussi un avertissement fait à tous les démocrates et républicains de ce pays. Et qui pour l’instant, à gauche surtout, se taisent lâchement…