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Open Printer : une imprimante open source, réparable et sans DRM

Une imprimante que vous pouvez démonter, comprendre, réparer et recharger sans qu'un fabricant vous mette des bâtons dans les roues, ça vous parle ? C'est exactement le but du programme d'Open Printer. Le proje...

Une imprimante que vous pouvez démonter, comprendre, réparer et recharger sans qu'un fabricant vous mette des bâtons dans les roues, ça vous parle ? C'est exactement le but du programme d'Open Printer. Le projet, porté par la jeune pousse parisienne Open Tools, vient de franchir un cap qui compte : un prototype qui imprime pour de vrai. Voici ce que l'on sait à propos de cette imprimante qui aime les cartouches rechargeables sans DRM.

Sommaire

Zéro DRM, des cartouches HP rechargeables et le choix rouleau ou feuille

Le pitch tient en une ligne : reprendre la main sur un équipement que l'industrie a soigneusement bouclé à double tour. Open Printer n'embarque aucun pilote propriétaire et, surtout, aucune puce DRM chargée de recaler les cartouches tierces. Cette imprimante vous offre une certaine liberté, et ça, on aime. Elle recycle des modules de cartouches HP que tout le monde trouve facilement en rayon, les HP 302 en Europe et les HP 63 aux États-Unis, que vous rechargez vous-même quand bon vous semble.

Fini le modèle rasoir et lame : où l'imprimante coûte que dalle et les cartouches d'encre un bras.

Côté encre, le fonctionnement reste ouvert. Selon Open Tools, vous montez une seule cartouche (noir ou couleur) ou les deux, et l'impression continue même quand l'un des deux réservoirs est vide. Pas de prise en otage parce qu'il manque une pointe de magenta. Du côté des perfs, il serait question de 600 dpi en noir et blanc et 1200 dpi en couleur.

Open Printer se démarque aussi sur les supports d'impression : l'imprimante avale les feuilles classiques mais aussi les rouleaux de papier, avec un massicot intégré qui coupe pile à la longueur voulue. De quoi sortir bien plus que des documents A4 feuille, grâce au support des feuilles A4, A3 et des rouleaux de 297 mm de large pour le marché européen.

Pour causer avec vos machines, tout passe par CUPS, le serveur d'impression open source hérité du monde Unix. De ce fait, l'imprimante est annoncée compatible Windows, macOS, Linux, Android et iOS, sans le moindre pilote maison à installer. On est loin des joyeusetés habituelles de l'écosystème propriétaire.

Raspberry Pi Zero W, fichiers ouverts et une licence à lire dans le détail

La carte principale, vous la connaissez aussi : c'est un Raspberry Pi Zero W. Un microcontrôleur STM32 s'occupe de la carte dédiée aux cartouches. Le reste suit la même logique de composants standards : petit écran TFT LCD de 1,47 pouce, molette de navigation, ports USB-C et USB-A, Wi-Fi et Bluetooth, le tout dans un boîtier d'environ 50 x 10 x 11 cm alimenté en 24 V. Rien d'exotique, donc c'est aussi un point important pour prolonger la durée de vie de la machine (changement d'une pièce).

C'est clairement dans la philosophie d'Open Tools qui veut même publier l'intégralité de ses fichiers (électronique, plans mécaniques, code du firmware et nomenclature) sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0. Le but : que chacun puisse réparer, modder et partager sa machine, pour qu'elle ne finisse jamais au rebut faute de support.

Une précision s'impose quand même, parce que le diable se cache dans les détails. La mention NC (non commercial) associée à la licence autorise la réparation, la modification et le partage, mais elle interdit à un tiers de fabriquer et de revendre l'imprimante pour en tirer profit. Le projet est donc « ouvert » côté documentation et droit à la réparation, sans être pour autant une licence open source logicielle validée par l'OSI (mais la volontée est là). C'est un choix cohérent puisqu'il y a une entreprise derrière ce projet.

Un prototype qui imprime, un prix toujours aux abonnés absents

Le 29 juin 2026, l'équipe d'Open Tools a annoncé un prototype qui tient la route et capable d'imprimer en noir comme en couleur, de jongler entre feuilles et rouleaux, et le massicot découpe bien le papier à la demande.

Pour autant, il y a encore du boulot avec notamment des travaux à venir sur l'optimisation du séchage de l'encre, les cycles de nettoyage des buses, ou encore les vitesses d'impression à pousser. Et derrière, tout le chantier d'industrialisation : adaptation à la fabrication, chasse aux coûts sur la nomenclature et calage des partenaires de production.

Reste une inconnue : le tarif. Open Tools explique que le montant dépend encore de trop de paramètres (volumes, coûts, etc...). Il ne tombera qu'au lancement de la campagne Crowd Supply, prévu dans les prochains mois. Reste à savoir également s'il sera possible de monter soi-même cette imprimante et si elle sera livrée en kit.

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Cofondateur d'IT-Connect et Microsoft MVP "Cloud and Datacenter Management". Mon obsession depuis près de 15 ans ? Rendre l'administration système et la cybersécurité accessibles, que vous soyez junior ou confirmé. Plus qu'un métier, l'IT est pour moi une véritable passion. J’accompagne au quotidien les sysadmins et les professionnels de l’IT dans leur montée en compétences et leur veille technique.