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“On va faire une plus-value quoi qu’il arrive” : le prêt social location-accession, un tremplin fiscal vers la propriété immobilière

Conçu pour les classes moyennes touchées par la crise du logement, le prêt social location-accession (PSLA) combine phase locative et avantages fiscaux majeurs au moment de l'achat. Une formule souple qui facilite l'accès à la propriété.

Conçu pour les classes moyennes touchées par la crise du logement, le prêt social location-accession (PSLA) combine phase locative et avantages fiscaux majeurs au moment de l'achat. Une formule souple qui facilite l'accès à la propriété.

Radio France

Publié le 11/09/2026 13:05

Temps de lecture : 2min

Au Plessis-Robinson, près de Paris, une personne seule est éligible jusqu'à 38 800 euros de revenu annuel pour profiter du dispositif PSLA. (LP / Delphine Goldsztejn / MAXPPP)
Au Plessis-Robinson, près de Paris, une personne seule est éligible jusqu'à 38 800 euros de revenu annuel pour profiter du dispositif PSLA. (LP / Delphine Goldsztejn / MAXPPP)

C'est une sorte de leasing immobilier : le PSLA, pour "prêt social location-accession." Concrètement, les futurs acquéreurs emménagent dans un logement neuf et l'occupent d'abord comme locataires avant d'en devenir propriétaire. Ce dispositif public s'adresse aux classes moyennes, pour lesquelles l'accès à la propriété est devenu particulièrement difficile en cette période de crise du logement.

Mahaut, son conjoint et leurs deux enfants viennent d'emménager dans un T4 d'une valeur de 440 000 euros. Ils comptent en devenir propriétaires, mais pas tout de suite : "On a six mois de location obligatoire. Après ce délai, on peut décider d'acheter ou de continuer de louer pendant encore cinq ans." Cette période locative permet d'acheter sans avoir d'apport, mais en le constituant une fois installé dans les lieux. "Dans le loyer qu'on paye en tant que locataires, une partie est mise directement dans l'achat de l'appartement. Nous, par exemple, nous avons choisi d'ajouter 70 euros au loyer", explique la mère de famille.

Pour bénéficier de ce dispositif, il ne faut pas dépasser un certain niveau de revenus, qui dépend de la composition du foyer et de la zone géographique. Au Plessis-Robinson, près de Paris, une personne seule est éligible jusqu'à 38 800 euros de revenu annuel. Les dossiers sont étudiés en amont, mais la phase locative permet aussi de tester en conditions réelles la charge financière et, dans le cas de Mahaut, de prendre son temps avant de s'engager : "J'ai dû quitter mon travail et cela nous laisse aussi un peu le temps de respirer. Dès que j'aurai retrouvé un emploi, par exemple, je sais qu'on pourra vraiment se poser la question de se lancer ou non."

L'achat n'est en revanche pas obligatoire, même s'il est rendu très attractif : "Les frais de notaire nous ont été offerts. Pendant 15 ans, on n'a pas de taxe foncière. La TVA est à 5,5 % au lieu de 20 %. Quand on va revendre, on pourra repasser à une TVA à 20 %. On va faire une plus-value quoi qu'il arrive."

Le prix du mètre carré est également encadré. La ville du Plessis-Robinson estime qu'avec tous ces avantages, la famille de Mahaut paie ce logement 15 % moins cher que hors dispositif. Ce PSLA aide aussi les promoteurs à financer et vendre leurs programmes dans un secteur du neuf en léthargie. Ses détracteurs lui reprochent toutefois de n'être qu'une perfusion fiscale au détriment des comptes publics, plutôt qu'une vraie réponse à la crise du logement.

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