“On nous rappelle sur nos jours de repos pour remplacer les postes vacants” : sous-effectif, surpopulation… Le personnel de la prison de Foix tire la sonnette d’alarme
Entre samedi 15 et mardi 18 août 2026, plusieurs incidents ont eu lieu à la prison de Foix, dont des feux de cellule et des violences envers les agents. Le syndicat de l'administration pénitentiaire dénonce auprès de La Dépêche du Midi un manque de personnel et une surpopulation carcérale inquiétante.
l'essentiel Entre samedi 15 et mardi 18 août 2026, plusieurs incidents ont eu lieu à la prison de Foix, dont des feux de cellule et des violences envers les agents. Le syndicat de l'administration pénitentiaire dénonce auprès de La Dépêche du Midi un manque de personnel et une surpopulation carcérale inquiétante.
"Le personnel alerte. Le personnel agit. Il est temps que l'administration entende !" C'est avec ces mots, inscrits en gras, que l'UFAP, le syndicat de l'administration pénitentiaire, a bouclé son communiqué recensant les différents incidents qui se sont produits à la prison de Foix entre samedi 15 et mardi 18 août 2026 (feux de cellule, menaces et violences physiques envers des agents, saisies de stupéfiants...). Une communication rappelant l'ampleur du travail des agents, mais aussi la violence et le danger auxquels ils doivent parfois faire face.
À Foix, le personnel tire la sonnette d'alarme et dénonce "des conditions de travail particulièrement difficiles". Avec un manque de moyens humains pesant. "Il y a un vrai problème au niveau du personnel. Il nous manque cinq ou six agents. Il y a eu des départs à la retraite qui n'ont pas été remplacés. On aura trois autres départs d'ici la fin de l'année, ça va creuser encore plus le déficit", craint Arnaud, surveillant au sein de la maison d'arrêt fuxéenne.
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"On est à 145 détenus pour 65 places"
Le personnel réclame du renfort, et vite, mais dit ne pas se sentir entendu par l'administration. Pour combler ce sous-effectif, les agents doivent faire "beaucoup d'heures supplémentaires. On nous rappelle sur nos jours de repos pour remplacer les postes vacants. On peut faire 30 voire 40 heures supplémentaires par mois. Sur le mois d'août, j'en ai déjà une trentaine", témoigne l'agent pénitentiaire ariégeois.
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Au cœur d'un été caniculaire, les surveillants doivent également faire face à un autre problème de taille : la surpopulation de la prison. "On est à 145 détenus pour 65 places. Au lieu d'être deux par cellule, ils sont quatre. Ce n'est pas un record, mais pas loin. Ça fait longtemps que ça dure. En septembre, avec la reprise de l'activité judiciaire, on va facilement dépasser les 150 si on ne vide pas la prison." Et peut-être établir un record de fréquentation dont personne ne se vantera.