“On nous attaque frontalement” : les salariés de l’énergie mobilisés pour défendre leur pouvoir d’achat à Perpignan
Ce mardi 15 septembre 2026, à Perpignan, entre 100 et 150 personnes se sont réunies en fin de matinée devant la préfecture dans le cadre du mouvement de grève national des salariés de l’énergie. Les menaces qui planent sur le tarif préférentiel accordé aux agents pour l’électricité et le gaz sont au cœur de la contestation.
Ce mardi 15 septembre 2026, à Perpignan, entre 100 et 150 personnes se sont réunies en fin de matinée devant la préfecture dans le cadre du mouvement de grève national des salariés de l’énergie. Les menaces qui planent sur le tarif préférentiel accordé aux agents pour l’électricité et le gaz sont au cœur de la contestation.
Barnum installé sur le quai Sadi-Carnot, pétards SNCF, fumigènes… Les salariés de l’énergie (Enedis, GRDF, EDF, Société hydroélectrique du Midi…) n’ont pas fait les choses à moitié lors du rassemblement organisé ce mardi matin devant la préfecture de Perpignan. Entre 100 et 150 personnes étaient au rendez-vous. La CGT Mines-Énergie revendique un taux de grévistes de 75 % dans le secteur.
Tout est parti d’un récent rapport de la Cour des comptes qui pointe entre autres du doigt le coût du tarif préférentiel accordé depuis 1946 aux salariés de l’énergie pour l’électricité et le gaz. Un tarif que la Cour des comptes préconise de plafonner et de fiscaliser davantage. "Ils veulent le supprimer par étapes", soupçonne le secrétaire départemental de la CGT Mines-Énergie, Philippe Antico. "Nous sommes attaqués frontalement. Le "tarif agent", qui nous permet de ne payer que 10 % de la facture d’électricité, est l’une des composantes de notre salaire. Ce tarif vise à compenser le fait que les salaires sont plus faibles que pour les mêmes tâches dans le privé".
Pour les travailleurs mobilisés, les menaces qui planent sur le tarif agent, dont bénéficient également les retraités du secteur, sont tout simplement incompréhensibles. "On paye déjà des impôts dessus", souligne le délégué syndical central de GRDF, Sébastien Raya. "On a une grille de salaire qui n’est pas folichonne. Son entrée est en dessous du SMIC. Le tarif agent est l’un des éléments qui fait qu’on a en fin de compte quelque chose de correct".
Le syndicaliste souligne également que les entreprises du secteur ont déjà du mal à recruter et que réduire le pouvoir d’achat des agents n’arrangerait pas la situation.