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« On nous a mis en difficulté financière » : à Toulon, la société chargée de collecter le textile explique pourquoi elle a suspendu ses tournées

Depuis début août, l’entreprise Magreg refuse de vider les conteneurs à vêtements dont elle a la charge aux quatre coins de la ville. En cause, notamment : un conflit avec le syndicat de traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat).

Depuis début août, l’entreprise Magreg refuse de vider les conteneurs à vêtements dont elle a la charge aux quatre coins de la ville. En cause, notamment : un conflit avec le syndicat de traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat).


M.D

Mathieu Dalaine

Créé le 7 septembre 2026 • 19:50

Mis à jour le 7 septembre 2026 • 19:50


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Mathieu Dalaine/Nice-matin

Difficile pour les Toulonnais, désormais, de savoir où déposer leurs vêtements usagers et en bon état pour leur offrir une seconde vie. Jusqu’alors, les conteneurs verts disséminés aux quatre coins de la ville étaient là pour ça. Sauf que depuis début août, ceux-ci débordent.

Pour le Sittomat, établissement public chargé de la gestion des déchets dans l’aire toulonnaise, le coupable désigné n’est autre que la société Magreg, qui ne remplit plus son contrat de collecte. Celle qui se présente aussi sous l’enseigne L’Entrepôt des textiles serait victime collatérale de la crise internationale du secteur.

Le nombre de conteneurs en question

Mais pour le dirigeant de l’entreprise marseillaise Gregory Abihssira, l’explication de la seule conjoncture est un peu légère. « Dans l’appel à projet auquel nous avons répondu il y a un an et demi, le Sittomat s’était engagé à augmenter progressivement le nombre de conteneurs à Toulon pour atteindre 120 ou 140 », assure-t-il.

« Nous avons donc fait un gros investissement financier en conséquence : un camion, un chauffeur, des trieuses supplémentaires… Or aujourd’hui, il n’y a toujours qu’une soixantaine de points d’apport volontaire en ville et le syndicat n’a visiblement pas prévu d’en ajouter de nouveau », soupire Gregory Abihssira.

Vers un règlement devant le tribunal

À raison de 320 euros reversés à l’entreprise (via l’éco-organisme Refashion) par tonne de textile triée, « le manque à gagner » serait devenu trop important pour Magreg… qui a donc décidé de suspendre ses collectes. La société a d’abord entouré de film plastique les bornes vertes au milieu de l’été, avant que le Sittomat ne décide de taper du poing sur la table et de les rouvrir d’autorité.

Des points d’apport volontaire de déchets sont présents un peu partout à Toulon.

« On nous a mis en difficulté financière », peste encore Gregory Abihssira qui dit avoir craint le dépôt de bilan, avant d’évoquer un possible repreneur pour son activité dans les semaines à venir. En attendant, la situation devrait se régler devant le tribunal administratif.



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