« On était encore en match de préparation » : comment le Racing 92 a sombré à Bordeaux
Après avoir encaissé la plus large défaite de son histoire en demi-finales contre Toulouse en juin (71-17), le Racing 92 a terminé sa soirée à Bordeaux avec une nouvelle addition salée (64-5). Complètement absents, les Franciliens ont raté leur rentrée et devront se rattraper contre Lyon. Mais Patrice Collazo ne panique pas.
Difficile de trouver les mots quand l'addition est aussi lourde et que le match semble durer une éternité. « On est un peu sonnés, avouait Max Spring, dépité. On n'était pas prêts, pas au même niveau d'intensité ni au même niveau de forme qu'eux. Tout allait trop vite, on a été dépassés. »« On a subi, ils nous ont amenés à droite pour enrouler à gauche. Et quand on a eu le peu de cartouches qu'on a eu, on s'est fait sanctionner. Même quand on est entrés dans le but, on n'a pas été capables d'aplatir. J'ai vite compris que ça n'allait pas être une soirée comme on l'espérait », résumait le manager Patrice Collazo.
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Les Franciliens n'ont pas réussi à exister face aux assauts bordelais, qui ont déferlé dès la 4e minute. Au total, ils ont encaissé dix essais, dont deux alors que les Bordelais étaient réduits à 14 pendant 20 minutes. Sur la première occasion du Racing, à la 29e, Seru Uru a même commis un en-avant au moment d'aplatir et l'essai a été refusé à la vidéo. L'Australien sauvera l'honneur en seconde période (65e), pour ne pas laisser le compteur à zéro.
Après les 71 points de la demi-finale contre Toulouse en juin (71-17), les Franciliens en ont cette fois encaissé 64, leur deuxième plus large défaite en Top 14. Mais Collazo ne voulait pas faire de liens entre les deux événements : « La demi-finale, c'était la saison dernière. Là, on est sur une nouvelle saison. Pour arriver en demi-finales, on a gagné les matches, on a battu toutes les grosses équipes. On n'est pas arrivés là par hasard. Si vous avez envie de faire des parallèles, c'est votre droit », s'est-il un peu agacé.
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Alors comment expliquer une telle déroute ? « Je pense qu'on était encore en match de préparation, a avancé le manager. Contre une équipe qui avait certes repris avant nous, mais ce n'est pas une excuse. À partir du moment où on nourrit l'UBB avec du manque d'intensité, des ballons rendus et de l'indiscipline, ça devient compliqué. Il faut qu'on comprenne que le Championnat a commencé. »
« C'est plus le mood collectif qui me dérange, le manque d'énergie »
Patrice Collazo, manager du Racing 92
Déjà menés 38-0 à la pause, les Racingmen n'ont pas réussi à se remobiliser en deuxième période : « On avait déjà pris assez de points, on savait que ce serait compliqué de revenir. Mais on voulait essayer de gagner la deuxième mi-temps... Ça n'a pas été chose faite », regrettait Max Spring. « C'est plus le mood collectif qui me dérange, le manque d'énergie. On s'est entraînés pour le Top 14, on se dit ''vivement que ça recommence''. Moi j'en avais marre de m'entraîner, faire des entraînements, ça va deux minutes ! Mais je n'ai pas senti cette excitation, ce truc », continuait Collazo.
Les Racingmen devront se rattraper dès le week-end prochain, avec la réception de Lyon (samedi, 16h35). Mais en vieux sage, Collazo ne voulait pas tirer la sonnette d'alarme : « Après des matches comme ça, il n'y a rien à dire. Il y a juste à avoir une réaction. Je les connais par coeur, mes joueurs. Je sais déjà comment ça s'est passé cette semaine, comment on va rentrer demain, comment ils vont être lundi. Il faut qu'on arrive à passer un cap. On a manqué un des premiers rendez-vous de la saison, mais il y en a tous les week-ends. »