thejournalofsierraleonestudies.com

“On a été en sous-nombre toute la journée” : les forces de l’ordre, asphyxiées par le manque de moyens ?

Près de 1 000 policiers, gendarmes et sapeurs pompiers ont été blessés lors d’affrontement, samedi 17 octobre. Ces derniers ont parfois été débordés par l’ampleur des attaques et des groupes multiples qui ont alimenté la guérilla urbaine. Le dispositif était-il sous-dimensionné ?

Publié le 18/10/2026 20:48

Mis à jour le 18/10/2026 23:05

Liste des vidéos similaires

Article rédigé par France 2 - M. Burgot, J. Poissonnier, B. Sidibé, J. Weyl, R. Duroselle, L. Bensimon, N. Perez, N. Dahan, P.-J. Perrin, B. Frydman, @RevelateursFTV, Y. Kadouch. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Près de 1 000 policiers, gendarmes et sapeurs pompiers ont été blessés lors d’affrontement, samedi 17 octobre. Ces derniers ont parfois été débordés par l’ampleur des attaques et des groupes multiples qui ont alimenté la guérilla urbaine. Le dispositif était-il sous-dimensionné ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Des forces de l'ordre débordées que l'on voit parfois reculer comme à Paris, des véhicules caillassés à Lyon (Rhône). Dans plusieurs villes, des policiers et gendarmes ont été submergés. À Marseille (Bouches-du-Rhône), 8 000 émeutiers ont semé le trouble. Les syndicats de policiers sont en colère. "On a été en sous-nombre toute la journée. Oui, je le dis. Et on a vécu de l'enfer. Il y a 60 policiers blessés, ils m'ont tous appelé ce matin. Ils m'ont dit qu'ils ont failli crever hier", s'emporte Rudy Manna, délégué national de l’UNSA police.

Les élus de la mairie de Paris dressent exactement le même constat : "Nous voyons méthodiquement, et on les voyait à la caméra, des gens s'attaquer à des commerces les uns après les autres. Donc ils ont fait des rues entières en pillant, en saccageant et en nous disant : mais où sont les forces de l'ordre ?", s'interroge Lamia El Aaraje, adjointe au maire de Paris, sur franceinfo.

Des forces de l'ordre parfois absentes quand les commerçants ont été attaqués. Un propriétaire de magasin à Lyon s'est retrouvé impuissant. Un magasin de luxe à Paris a lui aussi été pillé, avec le personnel retranché à l'étage, sans policiers. Les forces de l'ordre ont manqué aussi de munitions. À l'intérieur de la mairie de Limoges (Haute-Vienne), les policiers ont riposté comme ils pouvaient. "On est obligé de leur rendre leurs propres pavés, parce qu'on a plus assez de cartouches et on a plus de gaz", commentait un agent.

Au total, 2 000 interpellations ont eu lieu sur tout le territoire. Dans une rue parisienne, les policiers cherchent des menottes. Dans l'urgence, faute de voiture dans le secteur, un policier transporte un homme interpellé sur sa moto. Les grenades lacrymogènes manquent aussi. "L'approvisionnement en munitions, le nombre d'effectifs pour faire face à une journée aussi violente n'est pas à la hauteur de l'événement", résume Hubert Gimenez, délégué syndical d’UN1TÉ.

France Télévisions a eu accès à une note confidentielle de la police. Elle évoquait, dès jeudi, le risque de violence urbaine élevée. Elle mentionnait des militants de l'ultragauche et des regroupements de jeunes des quartiers. Mais elle n'anticipait pas les milliers d'individus qui ont déferlé sur les villes. Le ministre de l'Intérieur affirme pourtant que le dispositif des forces de l'ordre n'était pas, samedi, sous-dimensionné.

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts