On a apprécié la découverte de Sea of Remnants, le monde ouvert qui mélange Persona, pirates et marionnettes
La voix du large Les jeux chinois étaient nombreux à cette Gamescom 2026. Parmi les quelques rares titres qui se démarquent, Sea of Remnants en fait partie, ne serait-ce que pour sa plastique éclatante et ses p...
La voix du large
Les jeux chinois étaient nombreux à cette Gamescom 2026. Parmi les quelques rares titres qui se démarquent, Sea of Remnants en fait partie, ne serait-ce que pour sa plastique éclatante et ses personnages au style marionnette. On a ainsi pu poser les mains sur une session d’une bonne trentaine de minutes, qui misait principalement sur l’appréhension des mécaniques de combat.
Car pour l’instant, hormis son univers de piraterie qui aguiche, l’histoire reste assez sommaire (et servira sans doute uniquement de prétexte à partir à l’aventure). Il faut dire que l’on incarne ce sempiternel personnage principal amnésique (on souffle), a priori marin, qui embarquera dans un étrange voyage aux côtés d’une jeune fille toute autre, mystérieuse. L’objectif ? Retrouver ce qui a été oublié.
Pour cela, on partira à l’aventure dans un monde ouvert où l’on pourra recruter un équipage, construire et développer notre navire, suivre une quête principale, poutrer de nombreux ennemis, participer à moult activités allant des batailles navales aux simples mini-jeux, le tout01 gravitant autour de la cité d’Orbtopia, ville pirate décrite comme la plus animée en mer.
Sous l’océan
Mais tout ça, il faudra encore patienter pour en voir plus : la démo à laquelle nous avons pu jouer se focalisait sur un combat de boss. une sirène qui n’a rien à envier à Ariel et où Polochon et Sébastien sont remplacés par deux statuettes protégeant l’affreuse créature marine. Premier bon point qui démarque Sea of Remnants de cette vague de free-to-play asiatiques, il décide de partir sur un système de combats au tour par tour.
Constituée de quatre personnages, notre équipe avait alors plusieurs profils avec des capacités différentes. L’une des marionnettes était plutôt là pour apporter des malus tandis qu’une autre pouvait soigner en portant un coup. D’autres pouvaient appliquer un stack sur l’adversaire. Le tout s’accompagne de l’interface habituelle du genre, où sont affichés l’état et les points de vie des personnages, une roue d’actions à chaque tour, et l’ordre de passage pour l’ensemble des combattants, mais stylisé à la Persona.

Sea of Remnants
Il était alors nécessaire de taper d’abord les deux piliers qui accompagnaient le boss pour retirer son invulnérabilité, sachant que la destruction de chaque totem provoquait l’invocation de créatures secondaires venant elles aussi attaquer l’équipe. Une fois fait, on avait alors un tour de table avant qu’elle réinvoque ses deux garde-fous, qui venaient régulièrement grignoter nos points de vie avec une attaque de zone.
Comme dit plus haut, le combat repose sur un système au tour par tour classique, avec une équipe de quatre personnages aux profils distincts, chacun disposant de trois compétences utilisables à tour de rôle, certaines avec un temps de recharge d’un à trois tours. Une mécanique de soutien vient s’y greffer : après une attaque, un autre membre de l’équipe peut parfois intervenir spontanément pour porter un coup supplémentaire, sans que le déclencheur exact de cet enchaînement soit clairement identifiable sur cette prise en main.

Les combats s’annoncent comme l’un des points forts – Sea of Remnants // Source : NetEase
Globalement, les attaques au corps à corps et à distance sont prédominantes, auxquelles s’ajoutent donc des attributions d’état avec des bonus, des malus et des potions, ce qui ajoute une dimension stratégique non négligeable. S’y ajoute un système d’attaque ultime alimenté par une jauge d’énergie, qui peut être activé à tout moment indépendamment du personnage en cours de jeu, permettant d’interrompre l’ordre des tours pour placer une attaque plus puissante au moment jugé opportun. Une mécanique de contre-attaque (automatique) est aussi de la partie, avec la possibilité de riposter à une attaque du boss dans certaines circonstances, ainsi qu’un système de hasard, sous forme de roulette, associé au lancement des attaques.
Participer à un seul combat de boss n’est évidemment pas suffisant pour jauger la profondeur du système de combat, et celui-ci affichait quelques limites sans doutes liées à la démo. Mais sur le principe, l’ensemble fonctionne bien, et cela constituera sans doute l’une des grandes forces du titre. Avec son action rapide et l’interface stylisée évoquée plus haut, cela nous transmet quelques vibes Persona, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Écume esthétique
Un autre aspect qui fonctionne très bien en jeu, c’est la direction artistique tout en cel-shading coloré. En plus de lui permettre de se démarquer des productions du genre, force est d’admettre que le rendu marche admirablement bien. Que ce soit les effets visuels lors des combats, le choix des combinaisons de couleurs ou tout simplement le style marionnette des personnages, il y a un vrai cachet qui en ressort. Ce qui est aussi bien aidé par une réalisation globalement réussie. Le choix loufoque des armes contribue également à l’esthétique générale avec ce personnage qui joue d’une lyre ou celui qui attaque avec une paire de ciseaux de couture surdimensionnée.

Sea of Remnants nous emmène sur les eaux // Source : NetEase
Puisque l’on tire sur la fibre artistique, on a aussi fortement apprécié les quelques musiques, avec notamment deux morceaux qui accompagnaient chacune des deux phases du boss : un premier porté par un morceau chanté, avant de basculer sur un growl pour partir sur une musique plus rock et énergique. De quoi dynamiser l’ensemble. Dommage cependant que les répliques vocales des personnages tendent à se répéter à chaque attaque.
Puis, après le combat de boss, on a rapidement fait un tour dans le monde ouvert. Mais soyez prévenus, c’était 5 minutes montre en main. Le temps imparti à l’exploration était donc logiquement trop limité pour voir suffisamment de choses. La partie navale, qui permet de naviguer entre les îles et de personnaliser ou améliorer son navire, ainsi que de recruter de l’équipage, semble s’apparenter assez facilement à du Assassin’s Creed Black Flag. Les fondations sont solides mais mériteraient de perfectionner quelques aspects, notamment la précision des combats en mer.
Wait & Sea

Tuer ou épargner la sirène ? // Source : NetEase
La démo intégrait aussi un système de choix qui reste à approfondir : il était par exemple possible d’épargner ou d’éliminer le boss affronté. Un choix similaire s’est présenté avec un PNJ rencontré en exploration, qu’il était possible de défier puis, à l’issue du combat, d’épargner ou de « tuer » définitivement à l’aide d’une pichenette. Le jeu prévient alors que ce personnage ne reviendra jamais (bien qu’il semble possible tout de même de forcer son retour).
Pour le reste, on aura sans doute l’occasion de le découvrir à travers une autre démo/bêta. Car il reste évidemment de nombreuses mécaniques à tâter, que ce soit l’exploration et ses moult coffres à récupérer, ses activités annexes et ses (très) nombreux mini-jeux, son système d’équipage et de batailles navales, la progression des personnages, sans oublier, évidemment, la partie économique basée sur les personnages. A vouloir être trop ambitieux, on se demande quels aspects seront les moins convaincants et ce qui pourrait aussi être abandonné en cours de route (plus aucune trace du multijoueur ou de la composante « construction » évoquée lors de l’annonce).
Avant de mettre les mains sur Sea of Remnants, on s’attendait à un énième free-to-play chinois voulant surfer sur la tendance. Pourtant, on est ressorti convaincu après cet aperçu. Il est évidemment trop tôt pour réellement jauger l’expérience qui nous attend, mais force est de constater que le titre nous a plutôt impressionnés, entre ses visuels stylisés, son esthétique marionnette, sa réalisation assumée et son système de tour par tour qui, malgré son manque de clarté, s’annonce comme l’un des points forts. On émet cependant quelques réserves sur sa propension à vouloir trop en faire. Sortie prévue sur PC, PS5 et smartphones.