OL. Vol, tentative de racket.. Les Bad Gones dénoncent un contrôle de la police allemande
L’OL a publié vendredi matin un communiqué dans lequel il déplore le traitement réservé par les autorités allemandes à deux bus de supporters sur la route d'Hoffenheim. Les Bad Gones ont raconté à leur tour leur mésaventure à mi-journée.
Au lendemain du match de Ligue Europa face à Hoffenheim, nettement perdu par l‘équipe de Paulo Fonseca (0-3), l’Olympique Lyonnais a publié un communiqué où il a « déploré le traitement réservé par les autorités allemandes », à un certain nombre de supporters bloqués à la frontière.
Excédé par les fouilles et les longues attentes, le groupe des Bad Gones avait donc décidé de rebrousser chemin et de rentrer à Lyon, comme révélé précédemment par notre journal.
« Le club avait longuement préparé le match avec les autorités locales allemandes dont l’OL tient à saluer le travail. La rencontre avait été jugée à faible risque par l’ensemble des parties prenantes », regrette l'OL, qui « à l’UEFA et aux autorités fédérales allemandes de faire toute la lumière sur ces événements et partage la déception de ses fans ».
« Pour un butin de trois couteaux à rosette, un décapsuleur... »
A mi-journée, les Bad Gones ont pris à leur tour la plume pour dénoncer un « contrôle disproportionné et absurde » visant deux bus et 130 de leurs membres, surtout au regard des deux précédents en Coupe d'Europe sans la moindre histoire.
« Police qui pénètre de force dans nos bus, supporters sortis un par un pour un contrôle d'identité et une palpation rarement vécue en près de 30 ans, tout ça pour un butin à faire pâlir leurs collègues français : trois couteaux à rosette, un décapsuleur, un fumigène, et trois cache-cous KVN », écrit le groupe.
Document Bad Gones
Celui-ci balance encore plus fort et dénonce des pratiques de racket des forces de l'ordre d'outre-Rhin : « Pas loin de 80 policiers zélés ont désossé nos bus, volé des chargeurs et batteries externes, tenté de racketter 40 € ceux qui avaient laissé leur pièce d'identité à Lyon et remis des contremarques pour les dangereux objets saisis. Quittant les lieux à 20h40, il ne servait à rien de finir le trajet pour arriver au milieu de la 2e mi-temps. Nous avons donc fait demi-tour. »
Les Bad Gones s'interrogent sur le but d'un tel traitement, alors que les déplacements de supporters en Allemagne sont réputés pour être mieux encadrés, malgré parfois d'imposant cortèges, biern loin des restrictions de liberté et de mouvements trop souvent constatés en France.