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Nouvelle cyberattaque contre l’Éducation nationale : les données d’un grand nombre d’agents potentiellement dans la nature

Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé, vendredi en fin de journée, avoir subi une nouvelle intrusion informatique. Les données personnelles d'un nombre important d'agents ont potentiellement été aspirées par un cybercriminel.

Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé, vendredi en fin de journée, avoir subi une nouvelle intrusion informatique. Les données personnelles d'un nombre important d'agents ont potentiellement été aspirées par un cybercriminel.

Le ministère de l'Éducation nationale a encore une fois subi une attaque informatique. © Alexandre Boero / Clubic

Le ministère de l'Éducation nationale a encore une fois subi une attaque informatique. © Alexandre Boero / Clubic

C'est une nouvelle journée noire pour le ministère de l'Éducation nationale, encore frappé par une cyberattaque. Ce dernier a révélé vendredi 31 juillet 2026 avoir été victime d'un incident de sécurité, une intrusion qui a lieu quelques jours plus tôt, dans la nuit du 25 juillet, cette fois dirigée non pas vers les élèves, mais vers son propre personnel. Des données liées à l'identité, à la fonction, avec parfois l'adresse et le numéro de sécurité sociale feraient partie du butin potentiel du ou des pirates informatiques. Les agents ayant exercé en académie depuis 2001 sont tous potentiellement concernés, tandis que la cellule de crise s'active pour limiter la casse.

Tout serait parti d'un simple compte professionnel détourné, dans la nuit du 25 juillet. Les pirates ont visé le système d'information dédié à la formation des personnels du ministère. L'alerte est remontée dès le lendemain jusqu'au centre opérationnel de sécurité, qui a coupé illico l'accès externe au système touché et déclenche une cellule de crise, toujours à la manœuvre plusieurs jours après.

Les pirates ont, selon le ministère, pu avoir accès aux identités et informations professionnelles de tous les agents ayant exercé en académie depuis 2001, une profondeur d'historique qui est évidemment regrettable. Pour une partie d'entre eux s'ajoutent adresse postale, téléphone et numéro de sécurité sociale. Le seul motif de soulagement, s'il pouvait y en avoir un, c'est que du côté de la rue de Grenelle, on nous assure qu'aucune donnée bancaire, qu'aucun mot de passe et qu'aucune information relative aux élèves ne transitait par ce système précis.

Le ministère ne pouvait évidemment pas gardé cet incident secret mise une fois encore sur la transparence. Les équipes de communication indiquent que l'Éducation nationale a déposé plainte, quel l'ANSSI, l'agence française de cybersécurité, et la CNIL, le gendarme des données, ont été saisis sans la foulée. Des vérifications étendues à l'ensemble de ses systèmes d'information sont faites pour empêcher toute propagation. Le ministère promet aussi de prévenir individuellement les personnes concernées dans les meilleurs délais, tandis que les investigations se poursuivent pour établir le périmètre exact de la fuite.

Un ministère décidément dans le viseur des pirates

Il s'agit, sur le plan cyber, d'un nouvel épisode malheureux pour le ministère de l'Éducation nationale. Il avait en effet déjà dû reconnaître, en avril dernier, une fuite touchant cette fois les données d'élèves depuis la plateforme ÉduConnect. Deux incidents majeurs en moins de quatre mois, voilà qui fait évidemment tâche.

Le ministère précise justement avoir engagé, depuis plusieurs mois déjà, des démarches pour muscler la sécurité de ses systèmes d'information, sans que cela ait suffi à éviter ce nouvel accroc. En attendant les conclusions de l'enquête, il appelle surtout ses agents à la vigilance face aux tentatives d'hameçonnage qui accompagnent souvent ce genre de fuite.

Et le ministère de rappeler qu'il ne réclame jamais, ni par mail ni par téléphone, d'identifiants ou de coordonnées bancaires. Tout message suspect est à signaler aux autorités académiques, sans y répondre ni cliquer sur le moindre lien. Une prudence de base, mais qui vaut son pesant d'or face à ce genre d'incident.