“Nous, on a notre fraîcheur et notre supplément d’énergie” : Pierre Aguillon et le staff de l’ASBH ont beau être jeunes, la motivation est débordante
Pierre Aguillon (39 ans), ancien centre confirmé du championnat français, est arrivé de Carcassonne cet été pour prendre les rênes de la défense biterroise. Il raconte ses débuts dans l’Hérault, son rôle et sa connexion avec le reste du staff piloté par le manager Gurthrö Steenkamp.
Pierre Aguillon (39 ans), ancien centre confirmé du championnat français, est arrivé de Carcassonne cet été pour prendre les rênes de la défense biterroise. Il raconte ses débuts dans l’Hérault, son rôle et sa connexion avec le reste du staff piloté par le manager Gurthrö Steenkamp.
Avez-vous apprécié le visage qu’a montré votre équipe contre Narbonne (29-27), mardi dernier ?
Pas forcément sur tout. On sait qu’on est en reconstruction, on part de très loin. On avait missionné les joueurs sur l’état d’esprit, c’est ça qu’on voulait voir avant tout. La manière dont les mecs se sont remis dans le match alors qu’ils étaient rapidement menés 20-0, ça dénote une bonne base. Les mecs ont beaucoup d’informations à assimiler. Rugbystiquement, on sait qu’on n’est pas encore là où on veut être, il reste beaucoup de boulot. Mais les mecs sont réceptifs à ce qu’on leur demande et ils ne lâchent rien, c’est une bonne chose.
Étiez-vous un peu inquiet au début, à 20-0 ?
Je savais qu’il y allait avoir des choses sur lesquelles on allait se faire prendre par rapport au système que je mets en place, qu’on allait se faire franchir, qu’on allait avoir des problèmes de connexion parce que certains ont déjà assimilé ce que je demandais et pas d’autres. Sur le plan défensif, les carences qu’on a eues sont acceptables à ce moment-là de la saison. Maintenant, on va voir notre capacité à apprendre et ne pas répéter les mêmes erreurs.

Avez-vous déjà identifié des leaders de défense ?
Pour l’instant, j’attends encore un peu. Après, il y a des leaders naturels de par leur poste. Tous mes centres, déjà, je veux qu’ils soient leaders. Pour savoir quels joueurs vont prendre les choses en main, il y a besoin de matches pour voir.
Pour l’instant, les mecs vivent bien ensemble, ils sont contents. On n’a pas encore commencé la saison, on est dans la période où tout est beau, tout est rose. Petit à petit, la pression va commencer à monter, et quand ça va démarrer, il faudra être costaud, faire front, continuer à ce que ça vive bien et qu’on travaille dans la même direction.
"Le truc de l’expérience n’est pas un frein"
Comment s’est passée votre arrivée ?
J’avais été contacté assez tôt par Rory Teague. Ça s’est ensuite mis en stand-by. Puis j’ai été recontacté. J’ai pris la décision de rejoindre le club parce que le projet me semblait sympa. Rory a été débarqué, Gurthrö (Steenkamp, manager) est arrivé. Tu ne ressens pas d’inquiétude mais tu te demandes comment ça va se passer vu que tu n’as pas été choisi. Gurthrö a géré la situation de manière très intelligente et pro. Avec le staff, on s’est retrouvé quelques jours avant la reprise pour travailler ensemble. Ça s’est super bien passé et tout le monde a rapidement trouvé sa place. Tout le monde a une vision claire du projet, sait où il veut aller. On est conscient de nos forces et faiblesses. On ne regarde pas derrière, on va vers l’avant.
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Dans le staff, vous êtes plusieurs jeunes entraîneurs. Est-ce un défi pour vous ?
Moi, franchement, c’est le truc donc je me fous complet. Oui, on est jeune, mais tu vois des entraîneurs très expérimentés se faire virer tous les jours. Nous, on a notre fraîcheur et un supplément d’énergie. On commence tous un jour, j’ai une totale confiance dans le travail de Gurthrö, de Jandre (Marais, en charge des avants) et de tous les membres du staff. On a la chance d’avoir Laurent Arbo qui, dans son rôle de préparateur physique, sait les subtilités pour ne pas cramer les mecs. Le plus important, pour moi, c’est qu’on aille tous dans la même direction. De l’expérience, on en a tous eu à travers nos carrières de joueur, et on a tous eu des entraîneurs de haut niveau. Tu pioches dans ce que t’as aimé et pas aimé. Le truc de l’expérience n’est pas un frein.