Notre système solaire pourrait accueillir jusqu’à 24 planètes : ce que cela changerait pour la Terre
Dans notre système, chaque planète suit sagement sa propre trajectoire autour du Soleil. La mécanique céleste autorise pourtant un scénario bien plus audacieux, où plusieurs mondes se suivent sur un même chemin...
Dans notre système, chaque planète suit sagement sa propre trajectoire autour du Soleil. La mécanique céleste autorise pourtant un scénario bien plus audacieux, où plusieurs mondes se suivent sur un même chemin sans se heurter. L'orbite partagée pourrait même accueillir une surprenante foule de planètes.

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Publié le 24/10/26 à 21:00
- En 2023, une étude internationale publiée dans le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society explore la possibilité de 24 planètes terrestres partageant une orbite.
- Les chercheurs ont démontré que des orbites en fer à cheval permettent à plusieurs planètes d'échanger leurs trajectoires sans collision.
- Découvrir un tel système pourrait indiquer une civilisation avancée, offrant une nouvelle perspective sur la recherche de vie intelligente.
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
Une équipe internationale a calculé, dans une étude parue en 2023 dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, que jusqu’à 24 planètes de la taille de la Terre pourraient se suivre sur un même cercle autour d’une étoile pendant des milliards d’années. La mécanique céleste autorise donc des agencements bien plus foisonnants que les orbites sagement séparées de notre voisinage. L’orbite partagée repose sur un ballet où chaque monde cède sa place au suivant à chaque rencontre.
Deux planètes sur un même sillon
L’hypothèse d’une planète jumelle dissimulée derrière le Soleil a depuis longtemps été écartée par les scientifiques. Sa gravité perturberait notamment les trajectoires de Mars et de Vénus, révélant aussitôt sa présence. Mais deux planètes pourraient-elles réellement partager une même orbite ? Si le mouvement de deux corps célestes se calcule assez facilement depuis Newton, l’arrivée d’un troisième complique considérablement les équations. Certaines configurations permettent néanmoins de maintenir un équilibre stable.
C’est notamment le cas des orbites dites en fer à cheval, dont le fonctionnement peut sembler paradoxal. Lorsqu’une planète se rapproche de sa voisine, leur interaction gravitationnelle modifie leur énergie et leur trajectoire. Celle qui gagne de l’énergie rejoint une orbite plus éloignée, où sa vitesse orbitale diminue. Ainsi, au lieu de dépasser l’autre, elle finit par prendre du retard. Depuis la planète voisine, elle semble ralentir, puis repartir en arrière, alors que toutes deux tournent dans le même sens. Ce mécanisme provoque un échange régulier de leurs trajectoires, sans qu’elles entrent en collision. Les lunes Janus et Épiméthée, qui gravitent autour de Saturne, illustrent parfaitement ce phénomène. Leurs orbites, séparées d’environ 50 kilomètres, s’échangent ainsi tous les quatre ans.
Jusqu’à 24 planètes sur une orbite partagée
Partant de ce principe, les chercheurs ont empilé les planètes pour voir jusqu’où tenait l’équilibre. À chaque croisement, deux mondes permutent leurs orbites, puis l’un d’eux va à la rencontre du suivant, et le manège se répète sans fin. Aucune planète ne peut avancer bien loin sans tomber sur une autre, et chaque rencontre se solde par un nouvel échange de positions. Dans leurs simulations, l’arrangement survit avec un nombre stupéfiant de corps, jusqu’à 24 planètes de masse terrestre sur un seul anneau.
Appliqué à notre système solaire, le calcul laisse de la place pour une Terre ou une Vénus de plus, voire un Mercure ou un Mars supplémentaire. Fabriquer un tel cortège reste cependant délicat, car il faudrait un anneau de poussière très dense pour former ces planètes ensemble, ou des mondes plus petits ballottés jusqu’à se ranger sur la même trajectoire.
Comment repérer de tels mondes
Repérer ces files de planètes depuis la Terre reste envisageable. La méthode des transits, qui détecte le minuscule obscurcissement d’une étoile quand une planète passe devant elle, livrerait un indice si plusieurs éclipses se succédaient là où une seule était attendue. Comme ces exoplanètes glissent et changent de position, l’horaire de leurs passages varierait aussi, une signature elle aussi détectable.
Les auteurs de l’étude s’autorisent même une hypothèse audacieuse, celle d’une civilisation très avancée qui installerait délibérément ses planètes sur une orbite commune. Dénicher un tel système constituerait alors un indice de vie intelligente ailleurs, une piste autrement plus concrète que la planète jumelle rêvée par la science-fiction.