Normes, rénovation énergétique, investissements: Attal, Le Pen et Mélenchon interpelés sur la crise du logement et la “grande souffrance” du bâtiment
Constructions immobilières récentes dans le quartier de la Cartoucherie, à Toulouse, en février 2024. - Frederic Scheiber / Hans LucasLes trois candidats à l'élection présidentielle ont présenté les grands axes...

Constructions immobilières récentes dans le quartier de la Cartoucherie, à Toulouse, en février 2024. - Frederic Scheiber / Hans Lucas
Les trois candidats à l'élection présidentielle ont présenté les grands axes de leurs propositions pour le secteur du logement lors du salon Batimat, à Paris.
Des fédérations du bâtiment ont interpellé lundi trois candidats à la présidentielle, Gabriel Attal, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, sur la "grande souffrance du bâtiment" et les ont interrogés sur leurs mesures pour remédier à la crise du logement, lors du salon Batimat.
Le secteur du bâtiment est "en grande souffrance" face à une crise de la construction neuve qui dure depuis plus de trois ans et aux travaux de rénovation énergétique qui peinent à décoller, ont alerté les présidents de la Fédération française du bâtiment (FFB), Frédéric Carré, et de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), Jean-Christophe Repon.
La FFB anticipe 12.000 défaillances d'entreprises et 20.000 emplois perdus en 2026. Face à eux, pour la première fois au salon Batimat, trois candidats se sont succédé pour présenter, chacun leur tour, leurs mesures en matière de logement et répondre aux questions des fédérations.
Normes, rénovation énergétique, investissements...
D'abord Marine Le Pen, qui a chanté les louanges des métiers du bâtiment "métiers de passion", de "savoir-faire", d'"expérience et d'intelligence", avant de développer les propositions qu'elle avait annoncées le 13 septembre.
La candidate du Rassemblement national veut notamment simplifier des normes et des contraintes comme l'objectif de Zéro artificialisation nette (ZAN), ou l'interdiction de louer les passoires thermiques, ou encore remplacer les subventions à la rénovation énergétique MaPrimeRénov' par un dispositif de prêt.
Ensuite le patron de Renaissance Gabriel Attal, a défendu les mesures qu'il comptait mettre en oeuvre lorsqu'il était Premier ministre, avant que la dissolution ne torpille un projet de loi sur le logement : simplifier le ZAN, faciliter la construction, intégrer les logements intermédiaires dans les quotas de logements sociaux par communes. Il veut aussi soutenir la rénovation énergétique, "une priorité absolue" avec une "loi de programmation" afin de garantir une stabilité et une visibilité des aides sur cinq ans.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a distribué son "plan d'investissement productif BTP/Logement" aux présidents de fédérations en arrivant sur scène. Ce "plan" fixe comme objectif de créer 400.000 logements par an, dont la moitié de logements sociaux et d'en rénover 700.000. Les propositions de La France insoumise prévoient que l'Etat dépense au total 12 milliards d'euros supplémentaires dans le logement et le bâtiment, complétés par plus de 35 milliards d'euros provenant principalement d'un "pôle public bancaire", sur le modèle de la Caisse des dépôts (CDC), qui gère la majeure partie de l'argent du Livret A, mais "avec plus de moyens" selon le député François Piquemal.
Sujets liés :