Nord. Près de 3,9 tonnes de cocaïne, d’une valeur de 225 millions d’euros, saisies à Dunkerque
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Près de 3,9 tonnes de cocaïne, d’une valeur de 225 millions d’euros, saisies à Dunkerque
Cette importante saisie a été réalisée par les douanes dans un conteneur en provenance du Ghana qui devait initialement prendre la direction du port d'Anvers en Belgique.
La rédaction avec AFP -
Hier à 20:47 | mis à jour hier à 20:55
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Près de 3,9 tonnes de cocaïne, estimées à près de 225 millions d'euros, ont été saisies au port de Dunkerque lundi, a indiqué jeudi Vanessa Perrée, à la tête du parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco). La drogue, 167 ballots de cocaïne dissimulés « dans des déchets de plastique », a été découverte par les services des douanes de la Brigade de surveillance extérieure (Bse) du port de Dunkerque.
Le conteneur, en provenance du Ghana, était « initialement à destination notamment du port d'Anvers », poursuit la magistrate. La « totalité » de la drogue a « déjà été détruite », ajoute la cheffe du Pnaco. Son parquet s'est immédiatement « saisi de cette procédure en ouvrant une enquête de flagrance ».
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« Identifier les acteurs de ce réseau criminel »
Les investigations portent notamment sur « acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants, importation de stupéfiants en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes ». Ces délits sont punis de dix ans d'emprisonnement, précise le Pnaco. L'enquête est désormais confiée à l'Office anti-stupéfiants (Ofast) « afin d'identifier les acteurs de ce réseau criminel déjà ciblé par la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ayant organisé cette importation de cocaïne significative ». Ces investigations s'inscrivent « dans la volonté du Pnaco de porter une attention toute particulière aux importations illégales massives de stupéfiants via les voies maritimes », expose ce parquet.
En 2025, la Douane française a saisi 108,81 tonnes de stupéfiants sur l'ensemble du territoire national, tous produits confondus, pour une valeur estimée à près de 2,2 milliards d'euros, rappelle le Pnaco. La même année, selon l'Ofast, plus de 84 tonnes de cocaïne ont été saisies en France par l'ensemble des services d'investigations.
Les ports secondaires de plus en plus prisés des trafiquants
Pour contourner les terminaux géants de conteneurs maritimes comme Le Havre, davantage surveillés, les trafiquants de cocaïne ciblent donc désormais les ports secondaires hexagonaux. Le transport maritime est le vecteur majeur d'acheminement de la cocaïne en France et Le Havre la principale porte d'entrée, d'après le bilan 2025 de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Or, « le renforcement des mesures de sécurité au port du Havre a permis de réduire son utilisation par les narcotrafiquants », a pointé l'organisme public.
Les flux se reportent désormais ailleurs. « Dunkerque, Rouen, Montoir-de-Bretagne » sont des ports « parmi les plus exposés », cite depuis 2024 une commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic. D'autres facteurs expliquent que des ports pas concernés jusqu'ici apparaissent dans les radars. « Le trafic de stupéfiants n'est pas du tout monolithique ni monopolistique », a résumé en 2025 pour l'AFP l'économiste Clotilde Champeyrache. « On a énormément d'organisations criminelles qui coopèrent pour acheminer les stupéfiants. Donc chacun a un peu ses portes d'entrée », enchaîne cette experte, auditionnée par une autre commission sénatoriale sur le financement de la criminalité organisée.